
Le gouvernement comme d’habitude est faible avec les forts et fort avec les faibles. Il consent toujours des avantages et faveurs aux puissants de ce monde, les grandes fortunes et les grosses entreprises. Les économistes sérieux nous le disent et répètent : « Nous avons avant tout un problème de recettes publiques et non de dépenses publiques ». Le gouvernement choisit la matraque avec les jeunes plutôt que le dialogue. Ce sont des milliers de jeunes qui ont été interpelés.
Le gouvernement ne prend pas l’argent aux riches mais aux retraités. Il ne donne pas d’argent pour améliorer le bâti des établissements scolaires ou l’amélioration des conditions d’enseignement mais donne des milliards pour l’armée et les industries de mort.
Avec le projet de faire payer les retraités, ce sont les grands parents des lycéens qui seront pénalisés. L’impôt sur la fortune a été supprimé par Emmanuel Macron en 2017, les plus fortunés ne sont pas taxés à la hauteur de ce qu’ils devraient payer. Par contre tout augmente pour les travailleurs, les jeunes et les retraités. Le patrimoine des plus riches n’est pas suffisamment taxé.
Les arrogants du gouvernement n’avaient pas prévu que sur les blocus de lycées, il n’y avait pas de représentante.es d’organisations lycéennes. Tout était spontané. Les jeunes utilisent les réseaux sociaux très efficaces. Ils n’ont pas besoin de leaders, pas besoin des politiciens qui veulent les faire rentrer au bercail. Le gouvernement essaie de maintenir éloignés les jeunes de leurs lycées et demande aux enseignants de faire cours en distanciel. Les syndicats enseignants ont refusé et c’est tout à leur honneur.
Des lycéen.nes tiennent des pancartes en carton sur lesquelles ils/elles ont écrit leurs propres slogans, par exemple : « Ils donnent 6 milliards d’euros pour les militaires mais pas un centime pour les lycées de banlieue. Réveillez-vous ! ».
En réalité, ce sont 450 milliards qui sont donnés aux industries d’armement et aux militaires.
Quel avenir pour les jeunes quand on leur dit à longueur de journée qu’ils vont payer une dette pour laquelle ils n’y sont pour rien. Le gouvernement agite l’épouvantail des retraités. Ce serait à cause de leurs grands-parents retraités que la France serait endettée. Mais quels salopards ces politiciens car la dette correspond à des décisions politiques. Dans l’immédiate après Seconde Guerre mondiale, les comptes ont été plombés par la Guerre d’Indochine (1946-1954). Le déficit était abyssal et puis il y a eu la Guerre d’Algérie qui a creusé encore davantage la dette etc. Jusqu’à la politique de Monsieur Macron « du quoi qu’il en coûte ». Et tous les milliards qu’il octroie encore aux militaires.
Et on nous demande de payer la dette mais c’est la leur à tous ces politiciens de gauche comme de droite. Ce n’est ni aux lycéens, ni aux travailleurs, ni aux retraités de payer leur dette.
Quel avenir pour les jeunes quand le climat s’emballe et qu’on fait travailler les lycéens dans des fournaises parce que les bâtis ne sont pas adaptés aux températures caniculaires. Parce que les gouvernements ont fait le choix des lobbies jusqu’aux pesticides qui entraînent des cancers de plus en plus nombreux.
Quel avenir quand le gouvernement et les médias à leur solde nous parle de guerre à nos frontières, quotidiennement.
Quel avenir quand le taux de chômage est important et que les inégalités sociales s’accroissent.
Quel avenir quand on n’est pas sûr de maîtriser l’I.A.
Quel avenir dans un pays qui a 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Alors les jeunes ont raison de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière. Les gouvernants et aucun politicien ne l’avait vu venir. Tant mieux, ils ont le feu au cul maintenant. Ils vont donner des miettes, pas sûr que ça suffise.
La manifestation du 6 octobre va être massive car les étudiants vont se joindre aux lycéens. Des enseignants et des pompiers seront présents aussi. La jonction se fera-t-elle avec les gilets jaunes, le 17 octobre ? Les retraités comptent bien prendre possession des ronds-points. Les dockers et les travailleurs portuaires du Havre et de Rouen ont prévu un mouvement de grève le 30 octobre. Les jours qui viennent vont être déterminants pour savoir si on s’achemine vers une grève générale. Y aura-t-il convergence des luttes ?
Le gouvernement a les trouilles et il a raison. Bien fait pour ceux qui n’écoutent rien. Tout le monde en a marre des technocrates et des bureaucrates, des personnels politiques déconnectés de nos réalités, bref des petits bourgeois qui n’aspirent qu’à leur plan de carrière au détriment des plus démunis.
Liberté, égalité, fraternité est devenu un slogan vide de sens aujourd’hui. Y a-t-il égalité scolaire quand on a ghettoïser les établissements scolaires, quand le séparatisme social favorise les établissements privés du primaire à l’université.
Les anarchistes le disent : égalité économique et sociale ; écologie sociale et libertaire ; pas un rond pour l’armée. C’est en s’organisant à la base qu’on y arrivera. Gageons que les politiciens de tous bords essaieront de récupérer et manipuler le mouvement lycéen à des fins politiciennes. Les jeunes n’ont certainement pas envie d’être des moutons. Dis leur merde aux leaders. Dans la rue le 6 octobre et les jours d’après.
Ty Wi (Groupe libertaire Jules Durand)