Comment ceux qui ont voté Macron par défaut se sont fait gruger…

ça grenouille

Comment ceux qui ont voté Macron par défaut se sont fait gruger…

Sous le titre sentencieux de « Un peu de respect pour le suffrage universel », l’éditorial du Monde du 11 mai 2017 fait la leçon à ceux qui prétendent que le nouveau Président de la République a été mal élu étant donné le nombre d’abstentionnistes (un peu plus de 12 millions quand même), le nombre de bulletins blancs et nuls (4 millions, c’est pas rien) et le nombre d’électeurs qui ont voulu faire barrage au F.N.

Ceux-là, le journal Le Monde n’en parle que très peu et les place dans la même posture que ceux qui rejetaient Giscard quand il s’est agi de voter Mitterrand ou du rejet de Sarkozy face à Hollande en 2012. Pour résumer la pensée de l’éditorialiste, Monsieur Macron a obtenu 66% des suffrages et magnanime, compte tenu des 16 millions d’abstentionnistes et des votes blancs, il obtient 43,6% des électeurs inscrits. Et de faire un tableau recensant les divers scores des présidents de la cinquième république, indiquant par là-même que Monsieur Macron a finalement été mieux élu que Giscard en 1974, Pompidou en 1969, Chirac en 1995 et Hollande en 2012.

En clair, on oublie la peur du FN jusqu’à la prochaine fois…et les électeurs de Mélenchon, notamment, qui ont voté Macron comptent pour du beurre.

Edouard Philippe, notre ennemi de droite

Sacré Edouard, empêché d’être premier ministre avec un Juppé président, il se retrouve finalement premier ministre avec Macron. De même que Lemaire, Darmanin…Philippe est un Rastignac version technocratique new-look. Décontracté, volontiers blagueur, pas avare de gros mots et de bons mots, Edouard Philippe est cependant un chef, celui qui décide, qui tranche. Très binaire, il constate que le communisme a fait faillite donc il ne reste que la droite. Rocardien à ses débuts en politique, ancien pote du socialiste Jérôme Guedj, alors attaché parlementaire de Mélenchon, il a préparé l’ENA dans le bureau du Sénat de ce dernier.

Petit fils de docker, il n’en est pas moins éloigné de la classe ouvrière. Absorbé par le milieu politique de droite, il en a tous les atours et les défauts. Faussement ouvert à la discussion, c’est un ambitieux comme la plupart de ses congénères politiciens de gauche comme de droite. A la Chambre comme au gouvernement, c’est le même grenouillement des parvenus.

Son patron, c’est Juppé, pas Macron. Juppé sera donc au gouvernement au travers de son ancien porte-parole durant la campagne pour la primaire de la droite. Les mesures prises par son gouvernement seront de droite avec toutes les conséquences néfastes à venir pour le monde travail.

A gauche, quoi de neuf

Hamon monte son association, Anne Hidalgo et Aubry aussi…Mélenchon et le PC divorcent. Comprenons bien que c’est le pognon qui fait tourner les boutiques.

Si un parti obtient plus de 1% des suffrages exprimés, il obtiendra un financement public versé annuellement pendant 5 ans… Quand on est dans les clous, l’aide publique rapporte en moyenne 1,42€  pour chaque voix récoltée…Puis un élu député ou sénateur rapporte 37280 €, d’où l’intérêt d’avoir des élus car l’argent est le nerf de la guerre et la condition de faire vivre les partis.

Ce sont 63 millions d’euros qui ont été versés aux partis par « l’aide publique » en 2016. On multiplie par 5 pour la durée d’une législature et on voit le jackpot avec monnaie sonnante et trébuchante tinter dans les poches des plus gros partis… L’idéologie, certes, mais les profits, oui et encore oui !

 

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