
C’est ce que l’on constate dans l’Histoire avec un grand H. « Voilà voilà que ça recommence, partout partout, ils avancent »…L’extrême-droite revient au galop en Europe, même en France et puis aux Etats-Unis, en Amérique du Sud…et si l’on ajoute les pays dictatoriaux comme la Russie, la Chine…on s’aperçoit que l’état du monde n’est pas au beau fixe. Les gens ont –ils oubliés toutes les atrocités commises par Hitler, Staline et tous les régimes dictatoriaux.
Cette histoire de mémoire, c’est la même chose pour le dérèglement climatique. On passe d’une canicule à l’autre, d’un incendie à un autre, d’une inondation à une autre, d’une tempête à une autre etc. Mais tout comme on zappe le pourquoi du fascisme, on oublie les causes du changement climatique. Les politiciens et les médias à leur solde nous confinent au manque de moyens. Ils en rajoutent sur des situations exceptionnelles comme le vent qui change de sens, des pompiers qu’on envoie sur tel endroit en lieu et place de tel autre, la météo qui n’est pas fiable, d’incendies qui créent ensuite des situations climatiques ingérables (un mégafeu génère son propre climat et émet des millions de tonnes de particules fines qui à leur tour accroissent le dérèglement climatique…), etc.
Donc pour lutter contre cela, il nous faudrait davantage de climatiseurs (les riches ont déjà les leurs), davantage de canadairs, réprimer ces fous d’incendiaires, davantage de pompiers, davantage de ceci et de cela. Mais à aucun moment ou à de rares exceptions près, nous entendons des personnages politiques dire qu’il faut s’attaquer aux causes réelles et sérieuses du changement climatique, qu’il faut une économie décarbonnée (la décarbonation), une baisse drastique des énergies fossiles…bref parler des causes premières du changement climatique dû à l’activité humaine et notamment aux activités polluantes. Là, c’est plutôt silence radio.
Bien sûr, qu’il faut dans l’immédiat un plan climatisation pour les écoles, les hôpitaux…puis la rénovation des passoires thermiques pour que les gens ne souffrent plus dans leur chair comme cela a été le cas durant les quatre dernières canicules. Bien entendu qu’il faut davantage d’équipement pour les pompiers, la société civile, les forestiers et tous les individus de bonne volonté. Mais ne pas s’attaquer aux causes de phénomènes qui vont advenir plus fréquemment et avec davantage d’intensité, c’est passer à côté de l’essentiel.
Vient ensuite la captation de la colère qui s’effectue par une extrême-droite décomplexée, capable de tous les revirements, tous les mensonges et contre-vérités. Les populistes sont très forts pour récupérer les colères légitimes. On s’indigne à bon compte, on fait des propositions qui s’attaquent aux effets et non aux causes, on joue sur les peurs, on pointe du doigt les défaillances, on balance des peaux de bananes aux concurrents politiques; c’est le jeu de la politique politicienne sur le dos du malheur des autres.
Mais point de réflexion, point de propositions pour lutter contre le changement climatique. Les réponses des politiciens sont dérisoires face aux enjeux à plus long terme. Ce qui compte ce sont les punchlines, le ressentiment contre l’adversaire, l’instrumentalisation des colères, les sondages qui les portent sur le haut de la vague. Ils agissent contre les intérêts écologiques des gens en s’abstenant ou votant contre les budgets d’adaptation et de décarbonation, contre les énergies renouvelables etc.
Ils nous parlent tous de réarmer la France mais la protection des Français passe après les logiques des juteux profits dus aux industries d’armement donc de mort. En clair, ils bloquent l’action climatique en espérant que les gens oublient rapidement comme à l’accoutumée. Car à l’insécurité sociale s’ajoute maintenant une insécurité écologique globale due au changement climatique et à ses effets que l’on constate avec une force supplémentaire d’année en année. Des centaines de milliers de personnes sont traumatisées de façon récurrente (inondations, tempêtes, canicules, incendies…). Les politiciens dont il faut se méfier systématiquement n’ont aucune volonté générale de prévention, aucune volonté de prendre à bras le corps l’origine des problèmes. Il faudrait remettre en cause le capitalisme.
Il y a une urgence climatique et c’est de la base que viendront les bonnes décisions à prendre, du local vers le haut et non l’inverse. Les politiciens n’ont pas de solution en dehors de celle de rester au pouvoir, de favoriser leurs amis et leurs proches.
A notre niveau, c’est d’entraide et de protection mutuelle, de solutions innovantes dont nous avons besoin, pas d’atermoiements ponctuels bien vite oubliés quand la joute électorale arrive.
Patoche ( GLJD)