
Nous venons d’apprendre le décès d’Antoine Brennetot, le 11 juin 2026, à l’âge de 69 ans, à Bolbec (Seine-Maritime). Il aurait eu 70 ans en novembre prochain.
Antoine avait milité une dizaine d’années au Groupe libertaire Jules Durand fin des années 1980 avant de quitter le groupe pour se retrancher à Bolbec et renoncer à tout militantisme actif, à notre connaissance.
Il avait exercé comme pion et était titulaire d’un DEUG d’Histoire. Il a écrit quelques articles dans Le Libertaire (papier) et a participé au Congrès de l’Union des Anarchistes au Havre.
Jean-Pierre Jacquinot le surnommait le koala, très certainement parce qu’Antoine avait de longs cheveux tirant sur le roux et qu’il avait une certaine démarche.
Un copain libertaire lui avait trouvé des piges à faire dans la presse locale. Il en réalisa une et mit un point final à toute activité « salariée ». Ceux et celles qui voudraient davantage d’informations peuvent contacter la personne qui gère le site « La presse anarchiste » et qui a bien connu Antoine Brennetot.
Nous en profitons pour dire que Bolbec fut une ancienne ville de filatures (Indiennes etc.) où les industriels locaux firent fortune sur le dos du travail des enfants, des femmes et des ouvriers.

Il existe un musée (Bolbec au fil de la mémoire) à visiter mais ce dernier retrace plutôt la mémoire technique, le savoir-faire des différents métiers avec des machines toujours en état de fonctionnement que les grèves ouvrières. Un projet de production locale devrait voir le jour dans les années à venir.
En tant qu’anarchistes, nous n’oublions pas que le capitalisme s’est monté sur le dos des travailleurs, ces derniers ayant été exploités jusqu’à la moelle. Les exploiteurs n’avaient aucune vergogne à faire travailler des enfants de moins de huit ans, même après la loi de 1841…Heureusement que les salariés se sont regroupés, mobilisés et ont lutté pour faire changer les choses qui semblaient immuables…d’un point de vue patronal.
Goulago (GLJD)