Sylvain Boulouque: Julien Le Pen un lutteur syndicaliste et libertaire

Julien Le Pen COUV1

Julien Le Pen un lutteur syndicaliste et libertaire

Atelier de création libertaire

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isbn 978-2-35104-152-9

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On semble dire : Vous ne tenez pas compte du tout du matérialisme, et cependant il existe. Oui. Nous savons bien et nous avons pour devoir de dire à nos camarades que, lorsqu’ils peuvent décrocher ce qui leur est nécessaire à l’existence, ils doivent le faire ; mais il faut également leur dire que ce n’est pas là le but du syndicalisme ; ce but est plus loin, c’est la suppression du patronat, et ce n’est pas ce qui est dans la motion réformiste.[...]

L’émancipation des travailleurs ne s’obtiendra que lorsqu’on aura condamné tous les moyens de collaboration de classes, parce que vous ne convaincrez jamais un patron que son intérêt est de partager avec l’ouvrier. Il a des privilèges pris sur les ouvriers et vous ne les lui enlèverez jamais que par la contrainte et la violence, et c’est la lutte de classe que le réformisme n’admet pas. On nous parle également dans un passage de la liberté d’opinion. Mais, les réformistes la respectent-ils, eux qui nous ont condamnés parce que nous étions révolutionnaires ? Nous leur disons, alors qu’ils sont vaincus, que véritablement s’ils sont vaincus en tant que thèse d’organisation, ils peuvent rester avec nous, que s’ils ont véritablement pour but de renverser le patronat, ils peuvent nous aider sincèrement; nous sommes assez généreux, nous oublierons leurs petites erreurs. Mais nous disons que c’est nous qui sommes pour la liberté d’opinion et qu’eux ne l’ont pas été. (Bruit. –protestations.)

Cela me semble surprenant que des camarades qui se sont montrés intolérants, qui nous ont coupé la tête viennent dire qu’ils sont pour la liberté d’opinion. Mais je ne vous couperai pas le cou, je vous estimerai véritablement comme des camarades luttant contre le patronat, si vous venez avec nous.[...]

Je peux être violent; mais jamais je n’ai tenté d’imposer mon point de vue. Je dis : je pense de cette façon; si vous reconnaissez que c’est bien, acceptez-le ; mais je n’irai pas dire dans un bureau : je pense comme cela, et vous aurez beau dire tout ce que vous voudrez, je le ferai accepter par le congrès. Je n’ai jamais dit cela ; je discute mon point de vue, je le soutiens, pas autre chose.[...]

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