Conflits mondiaux: alerte 2026

Nous connaissons actuellement le plus grand nombre de conflits armés de la dernière décennie.

École de culture de la paix

Le monde connaît une nouvelle recrudescence des violences armées. En 2025, 40 conflits armés étaient actifs (contre 37 en 2024), soit le chiffre le plus élevé depuis 2011 et l’un des plus importants depuis que l’École de culture de la paix (ECP) de l’Université autonome de Barcelone a commencé à publier ses rapports annuels sur les conflits internationaux. C’est l’une des principales conclusions du rapport « Alerte 2026 ! Rapport sur les conflits, les droits humains et la consolidation de la paix », publié ce 3 juin, qui analyse l’évolution des conflits armés, les tensions sociopolitiques et l’impact des guerres sur les populations civiles et les droits humains. Ce rapport s’appuie principalement sur l’analyse qualitative d’études et d’informations fournies notamment par les Nations Unies, les organisations internationales, les centres de recherche, les médias et les ONG, ainsi que sur l’expérience acquise lors de recherches de terrain.

Selon l’étude, il y a eu 40 conflits armés et 113 scénarios de tension sociopolitique dans le monde en 2025. L’Afrique continue d’avoir le plus grand nombre de guerres (17), suivie de l’Asie et du Pacifique (12) et du Moyen-Orient (7), tandis que l’Europe et les Amériques ont chacune enregistré deux conflits armés.

Le rapport met particulièrement en garde contre la multiplication des conflits internationaux. En 2025, neuf guerres ont été recensées entre différents États ou se sont clairement internationalisées, un chiffre record depuis l’adoption par l’ECP de sa méthodologie de classification actuelle. Parmi les nouveaux conflits armés identifiés figurent l’affrontement entre l’Inde et le Pakistan, la grave escalade entre la Thaïlande et le Cambodge, et la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, connue en 2025 sous le nom de « Guerre des 12 jours », qui a repris en 2026. L’équipe de recherche de l’ECP souligne que cette tendance témoigne d’une détérioration de la sécurité mondiale et révèle un système international où de nombreux acteurs puissants ne privilégient ni la prévention, ni le traitement des causes profondes des conflits, ni le soutien au dialogue.

Soudan, Gaza, Haïti et Ukraine : la situation humanitaire se détériore

Le rapport conclut que près de la moitié des conflits armés dans le monde se sont aggravés en 2025. Parmi les cas les plus graves figurent la région du Sahel occidental, le Soudan, Haïti, la Somalie, Gaza, le Myanmar et la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Le Comité exécutif pour la paix (CEP) met en garde contre l’augmentation des pertes civiles, les bombardements de zones peuplées, la destruction d’infrastructures et les violations du droit international humanitaire.

Reculs dans les droits des femmes

Publié à l’occasion du 25e anniversaire de la résolution 1325 des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ce rapport met en garde contre un recul mondial des droits des femmes. Selon l’étude, 70 % des conflits armés de forte intensité se déroulent dans des pays où le niveau d’égalité des sexes est faible ou moyen. Vingt-trois des quarante conflits armés survenus en 2025 ont eu lieu dans des pays où ce niveau d’égalité est faible ou moyen, et seize des vingt conflits armés de forte intensité de cette même année (80 %) se sont produits dans des pays où l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (ILGA) avait recensé des lois ou des politiques criminalisant les personnes LGBTIQ+.

Par ailleurs, la participation des femmes aux processus de paix menés par l’ONU continue de diminuer. L’ONU a recensé plus de 4 600 cas de violences sexuelles liées aux conflits en 2024, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente. 93 % des victimes étaient des femmes et des filles.

Plus de 117 millions de personnes déplacées de force

Le rapport souligne que les déplacements forcés demeurent à des niveaux historiquement élevés. À la mi-2025, on recensait 117,3 millions de personnes déplacées de force dans le monde, réfugiés et personnes déplacées internes compris. Bien que ce chiffre représente une légère baisse par rapport à l’année précédente, en partie due au retour de personnes dans des pays comme la Syrie, l’Afghanistan et le Soudan, le Programme environnemental et social (PES) insiste sur le fait que le nombre de personnes déplacées à l’échelle mondiale reste extrêmement élevé. L’ Afghanistan, la Syrie, le Soudan, l’Ukraine et le Venezuela concentrent 65 % de la population réfugiée mondiale.

Un rapport reconnu internationalement

Le rapport Alerte 2026 ! , dont la 25e édition est publiée, est l’une des principales publications annuelles espagnoles sur les conflits, les droits humains et la consolidation de la paix. Cette étude combine des données provenant des Nations Unies, d’organisations internationales, de centres de recherche et d’enquêtes de terrain spécialisées. Le rapport vise à fournir des outils d’analyse et d’alerte précoce aux décideurs politiques, aux organisations internationales, aux médias et aux acteurs impliqués dans le règlement pacifique des conflits.

Rapport de référence :

Alerte 2026 ! Rapport sur les conflits, les droits de l’homme et la consolidation de la paix

Tout le monde s’accorde à dire que les politiciens n’abordent pas sérieusement les défis de la crise climatique. C’est de l’indigence politique, de l’irresponsabilité et au final un échec patent du politique. A la manière de Trump mais en plus hypocrite, les scientifiques ne sont pas écoutés. Les personnalités politiques se discréditent encore un peu plus et se déshonore encore davantage pour autant qu’il leur reste quelque honneur.

En vérité, les caisses sont vides et la dette s’accroît de mois en mois. La seule solution serait, dans le cadre du système actuel, de changer son fusil d’épaule et de baisser drastiquement les crédits militaires. Baser son économie sur une économie de guerre ne peut que nous conduire à la guerre et à la casse accrue des services publics. Ty Wi (GLJD)