Nous n’atteindrons l’équilibre environnemental que par l’équilibre social.

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La pression accélérée de l’économie, des entreprises et des États sur la nature et ses écosystèmes entraîne sa dégradation et / ou sa destruction, dans de nombreux cas, irréversibles.

Dans notre système capitaliste soutenu par les États, dans notre cas sous forme de «démocratie» parlementaire, «développement», «progrès», signifient artificialisation des terres, déforestation, inondation, pollution, urbanisation débridée, maladies…

À supposer même que des scientifiques et technologues, comme les alchimistes modernes, trouvent la source définitive d’énergie propre et inépuisable, ils n’arrêteraient pas leur spirale de conquête et d’humiliation des vivants.

La science et la technologie capitalistes travaillent à perfectionner l’efficacité de leurs moyens, d’une part, d’aliénation, de soumission et de contrôle social le plus étouffant sur les peuples et les sociétés qui, impuissants, ne sont pas en mesure de faire face à leurs plans, et d’autre part, de sa capacité de pillage, parasite et dévastation de l’environnement.

Et ce n’est pas seulement un problème environnemental, cela fait partie du PROBLÈME SOCIAL. Les puissants, égoïstes et à courte vue, n’ont pas de limite dans leur désir d’accumulation d’argent et de pouvoir, de biens, car toute cette destruction ne se produit pas pour une humanité dont l’explosion démographique a saturé la planète et la fuit pour une survie désespérée, mais par esprit de pouvoir et domination. Par exemple, l ‘«empreinte écologique» d’Amancio Ortega, d’un seul des milliers de millionnaires et de thésauriseurs obscènes égoïstes, équivaut à celle de millions d’humbles.

Il n’y a pas de solution avec le capitalisme. Au sein du capitalisme, bleu, brun, rouge ou vert, un autre monde n’est pas possible. L’État n’est pas cette entité bienfaitrice qui limitera la voracité du Capital, avec lequel il s’épanouit dans une relation symbiotique, au contraire, il le défendra à mort, comme on le voit en ce moment dans différentes parties du monde.

La fin de l’accumulation capitaliste et de sa destruction partenaire de la Terre viendra de la fin de l’exploitation et de l’assujettissement des peuples. La fin de l’injustice environnementale est inconcevable sans la fin de l’injustice sociale, et elle est impossible sans un processus révolutionnaire qui aspire à extirper les cancers du monde, dans les métastases avancées … Argent, propriété privée, spéculation et accumulation c’est-à-dire contre le capitalisme et les États qui le soutiennent.

Oui, un changement radical nécessitera une désurbanisation, un démantèlement, une décarbonation, une démolition du système en place. Détruisez et construisez, expropriez, distribuez et partagez.

Ce n’est malheureusement pas le chemin suivi en Europe et notamment en France. Nous ne sommes ni sceptiques ni dubitatifs sur le « verdissement » de Macron, nous sommes réalistes et voyons bien que le président français essaie de surfer sur la vague verte des dernières municipales mais qu’il n’a nullement l’intention de régler le problème de la justice sociale ni celui de la justice fiscale. C’est le président de la caste au pouvoir et il aura beau suivre les propositions des « conventionnels », ces participants de la convention citoyenne pour le climat, nous ne sommes pas dupes. Cette convention a servi les intérêts du pouvoir en customisant la macronie d’un vert insipide. Il serait vain de croire que sans mobilisations imposantes, le gouvernement changera de cap. Les libertaires ont de la constance dans leurs propositions.

Des sociétés humaines égales, autogérées, respectueuses et gardiennes de Mère Nature, où la justice et l’équité sont la base. Notre projet fédéraliste libertaire doit être le cauchemar des capitalistes, car nos idéaux ne peuvent pas être volés et transformés en profit, car ils exigent la fin des spéculations, la fin des riches, du luxe et du gaspillage.

Nous n’atteindrons l’équilibre environnemental que par l’équilibre social.

Sans révolution, il n’y a pas de salut.

Micka (GLJD)

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