Lectures intéressantes

Colonne Durutti

Federico Arcos (18 juillet 1920 – 23 mai 2015), anarchiste de toute une vie, participa, dans les années 1930, à la révolution et à la guerre civile d’Espagne et s’engagea, par la suite, dans la résistance antifasciste clandestine. En 1952, il émigra au Canada et persista dans ses engagements anarchistes. Au cours des années, il réunit un important fonds  d’archives d’écrits anarchistes et d’autres matériaux.
Les membres de la revue Fifth Estate rencontrèrent Federico au début des années 1970. Avec le temps, il devint l’aîné bien-aimé des gens qui travaillaient au journal et, plus largement, des communautés anarchistes, radicales et ouvrières de la sphère Detroit-Windsor. C’est pourquoi l’exposition qui commémore les cinquante ans de Fifth Estate
au Musée d’art contemporain de Detroit lui est dédiée. Elle est programmée de septembre 2015 à janvier 2016.
L’évocation qui suit vous est présentée avec la conviction que chaque génération rebelle affronte le Léviathan de l’oppression et de l’exploitation à sa manière, en réutilisant les idées et les ressources qui lui ont été transmises par ses prédécesseurs. Les anarchistes et les antiautoritaires d’aujourd’hui luttent pour un monde sans hiérarchie ni
exploitation. Ils décident de leurs propres modes d’action et stratégies comme ils l’entendent. Pour certains, la mémoire vivante des luttes remonte au mouvement Occupy ; pour d’autres, à Seattle, en 1999. Pour ceux d’entre nous qui sommes devenus actifs dans les années 1960 et 1970, la fréquentation de vétérans ayant participé à des révoltes
bien antérieures aux nôtres a été une source de profonde inspiration, mais aussi une école de courage. Et c’est précisément parce que le combat pour la liberté continue qu’il faut garder mémoire et conscience de ce que nous ont légué ces combattants des batailles des temps passés. Leur héritage demeure non seulement pertinent, mais essentiel.

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