Solidarité avec la classe ouvrière vénézuélienne face à l’agression américaine

Solidarité avec la classe ouvrière vénézuélienne face à l’agression impérialiste américaine.

Aujourd’hui, une fois de plus, nous assistons à l’agression impérialiste des États-Unis contre la souveraineté du Venezuela, une attaque militaire qui ne fait qu’aggraver l’oppression et la misère de ceux qui ont le moins : la classe ouvrière.

Ces actes de violence sont un rappel supplémentaire des intentions économiques et expansionnistes d’un empire qui continue de piller et de détruire des peuples et des vies au nom du profit capitaliste.

Nous dénonçons l’attaque militaire américaine sur le territoire vénézuélien. L’intervention armée des États-Unis au Venezuela est un acte de guerre injustifié. Rien ne saurait justifier le recours à la violence pour imposer un modèle économique et politique qui ne profite pas au peuple, mais sert uniquement les intérêts des grandes multinationales et des puissances impérialistes qui ne cherchent qu’à étendre leur emprise sur les ressources et les territoires. La souveraineté du Venezuela, comme celle de toute nation, doit être respectée.

La classe ouvrière sera la principale victime de ces actions. Comme toujours dans ces conflits, ce sont les plus pauvres qui en paient le prix, ceux qui se lèvent chaque matin pour travailler dans des conditions précaires et survivre aux aléas d’un système qui les exploite. La classe ouvrière vénézuélienne, comme celle de tous les pays, est attaquée non seulement par des forces impérialistes étrangères, mais aussi par un système capitaliste qui se nourrit de sa souffrance et ne trouve d’autre raison d’être que le profit, au détriment de vies humaines. Les bombes ne font pas de distinction entre riches et pauvres, mais leurs effets frappent toujours les plus vulnérables, ceux qui vivent de leur travail et non de l’exploitation.

L’intérêt du gouvernement américain est purement économique et impérialiste. L’intervention militaire américaine n’a d’autre but que de garantir ses intérêts économiques, son contrôle sur les ressources naturelles du Venezuela et sa domination géopolitique dans la région. Il ne s’agit pas d’un combat pour la démocratie ou les droits de l’homme, comme les porte-parole de l’empire tentent de le justifier, mais d’un jeu de pouvoir et de richesse où le peuple n’est qu’un pion sacrifiable. Les puissances impérialistes ne recherchent rien d’autre que de nouveaux moyens de s’enrichir aux dépens de la classe ouvrière, que ce soit au Venezuela, au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde.

Nous sommes solidaires de la classe ouvrière vénézuélienne dans cette situation. De nos rangs anarchistes, nous exprimons notre solidarité inconditionnelle à la classe ouvrière vénézuélienne qui, malgré l’adversité, continue de résister avec courage. Elle n’est pas seule dans ce combat. L’oppression impérialiste, comme toute forme de domination, ne peut être combattue que par l’unité, la solidarité et l’action directe. Les peuples du monde doivent se tenir aux côtés des travailleurs vénézuéliens, non seulement en paroles, mais aussi par des actes concrets de soutien mutuel et de résistance active.

La seule solution aux guerres du capitalisme est la révolution sociale. Nous savons que les guerres, comme celle que nous vivons au Venezuela, ne sont rien d’autre que la manifestation d’un système capitaliste qui ne peut exister sans violence. Le capitalisme a toujours été un système de guerre, de destruction, de dépossession et d’exploitation. La paix est impossible sous le capitalisme. La seule issue est la révolution sociale : un changement radical qui élimine les structures de pouvoir et d’exploitation qui nous oppriment tous. Ce n’est que par l’autogestion, la solidarité, l’action directe et l’abolition de l’État et du capital que nous pourrons parvenir à une véritable libération.

Vive la classe ouvrière !

La révolution sera sociale, ou elle n’aura pas lieu du tout !

Solidarité avec le peuple vénézuélien et avec tous les peuples opprimés du monde !

La lutte continue jusqu’à ce que tous les peuples soient libres.

D’après les compagnons de la CNT espagnole

Nous venons d’assister à plusieurs bombardements  sur le territoire vénézuélien et la capture du président vénézuélien par l’armée américaine sur ordre de Donald Trump, en violation du droit international et de toutes les réglementations de l’ONU. Ces attaques ont déjà fait plusieurs morts et blessés, dans ce qui constitue sans aucun doute une nouvelle atteinte à la liberté et à la vie des peuples par l’impérialisme américain.

Il ne s’agit pas d’une opération antidrogue, ne nous y trompons pas. C’est une attaque organisée et préméditée visant à s’emparer d’un territoire abritant les plus importantes réserves de pétrole au monde, qu’ils souhaitent voir contrôlées par les plus puissants magnats de la planète. Mais il s’agit aussi de prendre le contrôle de tout le Cône Sud de l’Amérique du Sud – un contrôle politique et, surtout, économique. Après le Venezuela, d’autres pays figurent sur cette liste noire impérialiste américaine. L’objectif est de s’emparer de toutes les ressources de ces pays dans la lutte contre la Chine pour la domination économique mondiale.

Tout le monde ne peut que condamner ces attaques totalement illégitimes, qui ne peuvent être qualifiées que d’actes terroristes, et nous soutiendrons toutes les manifestations de protestation et de soutien au peuple vénézuélien qui auront lieu dans les jours à venir. Le fait que le gouvernement Maduro ne soit pas un modèle de démocratie ne saurait justifier que l’administration Trump utilise tous les moyens nécessaires pour s’emparer du contrôle d’un continent entier. Maduro et Trump sont deux autocrates ; l’un ne vaut guère mieux que l’autre. Condamner Trump, ce n’est pas donner quitus à Maduro qui a opprimé son peuple. Nous sommes toujours du côté des opprimés et contre les oppresseurs. Trump ne désire qu’une seule chose au-delà de l’accaparement des ressources pétrolifères, c’est instaurer des régimes d’extrême-droite partout en Amérique latine.

Contre cette Internationale d’extrême-droite !

Non à la guerre, non à toute guerre, nulle part dans le monde !