
Encore une fois le fachoricain Trump laisse tomber ses alliés d’hier. Il préfère laisser d’anciens djihadistes aux commandes en Syrie avec la bénédiction de la Turquie. Le crétin Trump est un instable doublé d’un cynique. Qu’il soit à la manœuvre avec ICE aux Etats-Unis où les migrants sont pourchassés par des gestapistes new-look, que des enfants de cinq ans sont arrêtés et fait prisonniers, qu’une mère de famille ait été exécutée en plein jour…Voilà le tableau de chasse de Trump. Ecœurant ! Trop, c’est trop, disent de plus en plus d’Américains. Pour l’heure, il a encouragé la révolte en Iran avec le bain de sang qui s’en est suivi. Là encore, les pertes humaines ne valent pas grand-chose. Il en est de même aujourd’hui avec les Kurdes qui paient le prix du sang à cause du revirement de Trump. (TY Wy GLJD)
SYRIE / ROJAVA – Quelle est la différence entre les gangs djihadistes de Damas et les forces kurdes du Rojava? La réponse est dans cette photo.
A gauche, un soldat kurde qui vient d’être démis de ses fonctions pour s’être filmé devant les cadavres de djihadistes tués. Au centre, Abu Hatim Shaqra (Ahmed al-Hayes) du groupe terroriste Ahrar al-Sharqiya* promu général par al-Sharaa (Jolani) alors qu’il a commis de nombreux crimes de guerre, dont le viol et le meurtre de la femme politique kurde Havrin Khalaf en octobre 2019.
*Le groupe terroriste affilié à l’Etat turc, Ahrar al-Sharqiya s’est illustré par des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans les régions kurdes occupées par la Turquie Afrin et Serê Kaniyê et qui comprend le meurtre sauvage d’Hevrin Khalaf, une femme politique kurde, ainsi que de ses gardes du corps en octobre 2019.
Actuellement, les gangs djihadistes du HTS, affilié au gouvernement de Damas, et ANS, DAECH/ISIS, affilié à l’État turc, renforcent leurs forces et leur armement lourd dans la campagne d’Hassaké. Parallèlement, les attaques se poursuivent dans la campagne de Kobanê, tandis que les massacres, tortures, kidnappings des Kurdes (civils ou combattants) se poursuivent dans la régions de Raqqa, de Deir-ez-Zor et d’Alep.
Les gangs de Damas, Turquie et de DAECH/ISIS diffusent sur les réseaux leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité, sûrs d’être à l’abri de toutes poursuites judiciaires (qui leur a été certainement promis par le régime turc). Ils montrent des Kurdes capturés torturés, mutilés, tués, des jeunes femmes mises en vente, agressées, tuées, mutilées… Des images insoutenables de ses crimes sont collectées par des militants kurdes à l’attention des instances internationales compétentes (ONU, UNICEF, etc.) qui ferment les yeux devant ce génocide annoncé…
SYRIE / ROJAVA – Alors que l’attention internationale se porte ailleurs, les morts continuent de se faire sentir à Alep, au Rojava et au Kurdistan syrien. Une fois de plus, ce sont les enfants qui paient le prix fort.
Ce matin, une nouvelle tragique nous est parvenue du nord de la Syrie : quatre enfants de Kobané ont péri de froid, gelés dans une ville assiégée depuis des semaines. De très jeunes enfants, privés de toute protection, tandis que le monde reste silencieux.
L’information a été confirmée par Hevia Abdullah, coprésidente du Croissant-Rouge kurde, qui a dénoncé les conséquences directes du siège de Kobané. Selon le Croissant-Rouge, la ville continue d’être la cible d’attaques menées par l’ANS (armée nationale syrienne, milices armées alliées et soutenues par la Turquie), l’EI (organisation djihadiste responsable de crimes contre l’humanité) et d’autres forces paramilitaires soutenues par Ankara.
La situation humanitaire est catastrophique. Kobane manque de tout :
ni électricité,
ni eau potable,
ni pain, ni nourriture,
ni médicaments, ni matériel médical.
Toutes les routes reliant la ville au reste du monde sont coupées. L’eau et l’électricité sont coupées, tout comme l’aide humanitaire. À cela s’ajoutent les fortes chutes de neige et le froid glacial, qui aggravent des conditions de vie déjà extrêmement précaires.
Les enfants sont les premiers à en subir les conséquences.
Ils n’ont ni chauffage,
ni soins de santé,
ni possibilité de fuir.
Il faut le répéter clairement : parler du sort des Kurdes ne signifie pas ignorer les autres peuples. L’Iran, la Palestine et Gaza sont – à juste titre – au cœur du débat public depuis des mois, voire des années, et le resteront. Mais aujourd’hui, une autre tragédie est ignorée, se déroulant loin des projecteurs.
Des gens meurent aussi à Kobanê. Et trop souvent, personne n’en parle. C’est pourquoi il est urgent de briser le silence. Prendre la parole n’est pas une position idéologique :
c’est un acte d’humanité.
Par Nurgül Çokgezici (Site Kurdistan au féminin)