Centenaire de la mort Jules Durand: un point d’Histoire

L’aide que nous recevons habituellement des Organisations continuera certainement à nous être assuré, aussi le Comité envisage l’avenir avec plus de tranquillité et les vieux jours de la mère Durand seront exempts de soucis matériels.

L’œuvre entreprise a largement dépassé nos espérances et notre désir le plus cher est réalisé.

Nous renouvelons à nos camarades syndicalistes nos remerciements les plus chaleureux.

Mais il y a une ombre au tableau. Il nous faut, hélas, revenir une deuxième fois sur l’attitude des quelques rares communistes qui existent encore dans notre ville. Notre œuvre a eu le don d’exaspérer ces fanatiques et ils ont éprouvé le besoin de salir un peu plus leur triste renommée.

Voici les faits :

Il y a quelques jours, notre Comité fut informé du Cimetière qu’une plaque devait être apposée sur le Monument et que nous devions faire viser le texte. Notre surprise se changea en stupeur lorsque nous apprîmes que des inconscients avaient la prétention de faire sceller une plaque sur notre œuvre et ceci sans avoir eu la délicatesse – au moins élémentaire –  de nous en faire part. Ces individus ont un cynisme que rien n’égale. Ils ont attendu que les sommes versées par nos camarades aient suffi pour faire élever un Monument, après quoi, ils ont réalisé péniblement une centaine de francs et ont eu cette prétention d’affubler l’œuvre des nôtres d’une inscription laissant supposer que c’étaient eux les initiateurs et les souscripteurs.

 La Fontaine s’il existait encore aujourd’hui n’aurait pas eu besoin de faire parler les animaux pour montrer les défauts ou plutôt les vices des hommes, il se serait certainement inspiré des actes commis par les communistes de notre ville ! L’honnêteté est un bagage bien encombrant chez ces messieurs de la faucille : décidément, ceux que nous apprenons à voir sous leur véritable jour, sont bien mal placés pour parler de transformation ou de rénovation sociale. De tels individus n’honorent pas la classe ouvrière et ce n’est pas par leurs procédés qu’ils gagnent à être connus.

Nous avons évité de polémiquer et décidé de poursuivre notre chemin sans nous arrêter à ces faits, mais nous avons été mis dans l’obligation d’agir car nous apprenons également qu’auprès de la mère de Jules Durand des tentatives ont été faites pour essayer de lui soustraire par surprise une signature qui aurait donné – dans la pensée des auteurs de cette tentative – un droit d’apposer la plaque en question.

Fort heureusement, la mère Durand bien qu’âgée, a senti qu’on cherchait à lui faire commettre quelque chose de louche : elle éconduisit les visiteurs et en informa notre Comité.

 Voyez camarades, le genre spécial employé par cette coterie qui n’a plus que le bluff, le mensonge et la calomnie pour servir de prétexte à son existence.

Et lorsque l’on songe que la plupart des Secrétaires des Organisations – dites unitaires – avaient pris, lors de la constitution de notre Comité, l’engagement formel de verser une allocation mensuelle à la mère de Durand et que, leurs signatures apposées sur des documents qui sont dans nos dossiers, celles-ci ne versèrent rien à notre œuvre pas plus, d’ailleurs, qu’à la mère de notre camarade, on sera fixé définitivement sur la valeur des écrits ou des promesses des gens qui s’attaquent à notre Comité.

Dans quelle fange cette poignée d’individus va-t-elle glisser ?

Le Président : Henri Coupard