
Au Havre, le 12/09/2026
Le prix de référence du gaz va augmenter de 6,3% en octobre 2026 après avoir subi plusieurs augmentations significatives depuis quatre ans. Le tarif réglementé de l’électricité a de même augmenté de 2,5% au premier août dernier après plusieurs augmentations importantes depuis trois ans. De nombreuses personnes, 6 millions au bas mot, sont reconnues en situation de précarité énergétique. Avec les conséquences induites au niveau santé pour ces Français dont beaucoup d’enfants. Les prix des carburants explosent et de nombreux travailleurs ont besoin de l’équivalent d’un salaire par an pour aller bosser. De nombreux retraités n’utilisent plus leur véhicule faute de pouvoir faire un plein.
Les prix de l’alimentation continuent de peser lourdement sur le budget des ménages. Une nouvelle augmentation globale de 4 à 5% est redoutée sur les produits alimentaires et les produits d’hygiène avant la fin de l’année.
Déjà en 2025, 36% des foyers français ont déclaré avoir eu des difficultés à payer leurs factures d’énergie. Les plus démunis font des arbitrages douloureux entre le chauffage, l’alimentation et la santé. L’économie française décroche ; la croissance est atone et ne devrait pas dépasser 0,4% en 2026 (Lescure annonce 0,5%). La consommation des ménages qui devrait aussi pousser l’économie progresse seulement de 0,3%. Les Français puisent dans leurs économies pour ceux et celles qui en ont. L’inflation est prévue à 3-3,5% d’ici la fin de l’année, ce qui aura des conséquences sur le pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités.
Et David Amiel entend s’attaquer aux retraités. Il n’y aura pas de demi-mesure! Supprimer l’abattement fiscal, désindexer les retraites…Sachant qu’une retraite moyenne est de 1600 euros, on se demande avec quoi vont vivre les retraités qui subissent déjà des prix de l’énergie exorbitants. En regardant la feuille d’impôt de cet individu, on voit tout le fossé qui sépare les décideurs comme lui et les petites gens. Ce sont des politiciens déconnectés des réalités ouvrières, sans compter leur côté techno avec un manque d’empathie évident. En d’autres temps pour moins que cela, les Jacques auraient sorti les fourches.
Pour faire face au vieillissement de la population, le Haut-commissariat au plan préconisent soit de mettre en place « une forme de retraite à points qui permette de moduler l’activité au cours de la vie », soit « d’augmenter la durée de cotisation » en travaillant « 3 ou 4 ans de plus » (Antoine Foucher). « Ce qui veut dire que si vous avez commencé à travailler à 18 ans, non pas partir à 61, mais à 64 ans. Si vous avez commencé à commencer à travailler autour de 23-24 ans, c’est plutôt 70 ans qu’il faut viser comme départ à la retraite ».
En clair, le rapport du Haut-commissariat au Plan propose de reculer l’âge de départ à la retraite à 70 ans, sachant que de plus en plus de travailleurs arrivent sur le marché du travail plus tardivement. Ils veulent nous faire crever au boulot, qu’on prenne notre retraite à bout de souffle et en mauvaise santé finalement, surtout pour les travailleurs qui ont bossé dans des boulots pénibles.
La CGT appelle à augmenter les salaires et bloquer les prix des carburants. A indexer tous les salaires sur les prix et augmenter les salaires des fonctionnaires. Une grève est prévue le 29 septembre. C’est un premier pas même si nous ne nous faisons pas d’illusions sur les manifs-ballons.
Le gouvernement applique une politique d’austérité et le Rassemblement National va surfer sur le mécontentement des Français qui n’arrivent plus à se loger (étudiants…), à se chauffer, à se déplacer, à manger sainement…Le R.N. pourra dire merci à Monsieur Lecornu.
Des affiches appellent à investir les ronds-points comme au temps des gilets jaunes, le 17 octobre 2026. Nous y serons, pas pour faire la campagne électorale de Fabien Roussel ni d’un tel ou un tel. Pas pour faire la courte échelle au R.N. qui utilisera la colère pour déverser ses idées identitaires…
Les anarchistes appellent en plus à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour lutter contre le dérèglement climatique. C’est mal parti car le gouvernement a annulé 500 millions d’euros de crédits, ciblant notamment les programmes consacrés à l’écologie et au service public de l’énergie, pour financer le plan d’urgence pour l’agriculture, a annoncé, hier, le ministre des Comptes publics David Amiel. Encore lui !
De l’argent, il y en a, dans les poches du patronat.
De l’argent pour les services publics, pas pour l’armée.
Partage des richesses, partage du temps de travail ou alors, ça va péter !
Groupe libertaire Jules Durand