
Heureusement que les gros patrons sont là. Ils investissent, donnent du travail aux ouvriers sinon ces derniers crèveraient la dalle ; ils prennent tous les risques…Et dans une grosse entreprise, on est tous dans la même galère, à part que les fins de mois sont plus difficiles pour ceux et celles qui créent les richesses, à savoir les travailleurs, ceux qui rament le plus fort et le plus longtemps. Et comme le disent nos affiches depuis 1968 : « le patron a besoin de toi, tu n’as besoin de lui ». Les patrons font leurs pleureurs car l’Etat les assomme de charges, d’impôts, de règlementations…mais ils oublient de dire qu’ils bénéficient de milliards d’aides publiques. Ce sont eux les vrais assistés, pas les chômeurs. Les profits des capitalistes explosent (Plus de 40% pour le premier semestre de cette année) mais ils se plaignent pour en avoir davantage. Et le gouvernement les écoute, quoiqu’il en coûte. Il y a de plus en plus de milliardaires et leurs fortunes ont été multipliées par deux ces dix dernières années. Il faut dire que les industries de mort se portent bien. Leurs actionnaires sont ravis. Du côté des profiteurs de guerre dont TotalEnergie qui engrange des profits-records avec la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, tout va bien, alors que les salariés tirent la langue pour boucler leur budget tous les mois.
On nous dit qu’il va falloir s’habituer à payer plus cher l’alimentation, à payer plus cher le gaz et l’électricité, à payer plus cher les carburants…et parallèlement, il faudrait s’habituer à ne plus avoir d’augmentation de salaire, à avoir le point d’indice bloqué dans la Fonction publique, à avoir des retraites désindexées pour les retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui ont permis les richesses d’aujourd’hui.
Le chômage repart à la hausse, la précarité aussi. Les usines continuent à fermer et le tissu industriel s’étiole. Le patronat se nourrit des bas salaires et exploitent les travailleurs. Voilà ce que les politiciens n’osent pas dire de peur de choquer les patrons qu’il faut ménager comme si ces derniers ménageaient ceux et celles qui triment. On nous bassine avec la dette mais qui l’a créée ? Et l’on voit un Bruno Le Maire qui donne des leçons et nous explique comment il faudrait faire pour la diminuer. N’a-t-il pas été au gouvernement plusieurs années? Et ces anciens premiers ministres de Macron qui nous expliquent de même qu’ils ne sont comptables de rien et font des propositions pour l’élection présidentielle de 2027 alors qu’ils auraient pu les mettre en application quand ils étaient aux manettes, notamment pour le système scolaire et ses enseignants.
Ils n’ont rien fait ou si peu pour prendre des mesures contre le réchauffement climatique, mais c’est normal car c’est le patronat qui est responsable de la destruction de la planète. Il est cupide et seuls les profits l’intéressent quitte à faire la guerre pour accéder aux richesses dont il a besoin pour maintenir voire augmenter ses marges.
Le patronat engage les prétendants à la fonction suprême à déréguler l’Etat, à diminuer les moyens pour maintenir les services publics dont l’éducation et la santé, à s’attaquer aux retraites. Les travailleurs et les patrons n’ont aucun intérêt commun ; aucun intérêt commun entre exploiteurs et exploités.
Les anarchistes se battent dans les syndicats, les associations…et défendent les intérêts des plus vulnérables. Ils demandent toujours davantage de bien-être et de liberté. Ils s’engagent de même pour une société d’écologie sociale et libertaire.
Nous refusons la dictature économique du patronat et la dictature du prolétariat. Cette année va être cruciale pour le monde du travail. L’extrême-droite, l’ennemi des travailleurs, est aux portes du pouvoir. Le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève. Pour autant, nous n’avons aucune confiance dans les autres candidats. Les luttes à venir se situeront sur le terrain de la lutte des classes pour éviter la politique menée actuellement : économie de guerre qui diminue les moyens nécessaires pour les hôpitaux, l’école…incompétence qui se traduit par des inondations, des incendies, du soutien à l’agrobusiness…une perte de la biodiversité, une augmentation des cancers dus à certains pesticides…
C’est l’autogestion qu’il nous faut. Ce sont les initiatives des travailleurs et des individus conscients qui nous empêcheront d’aller dans le mur, pas les patrons, pas les politiciens et encore moins l’extrême-droite !
Des expériences comme LIP, les collectivisations en Espagne lors de la Révolution espagnole…nous indiquent que d’autres voies sont possibles.
Ty Wi (GLJD)