
L’été caniculaire et infernal a été rude pour les travailleurs du BTP, les personnels de santé qui n’avaient pas la climatisation, les personnes âgées…Bref les conditions de travail étaient dégradées et les droits des travailleurs n’ont pas toujours été respectés. Des salariés ont bossé à l’extérieur alors qu’il faisait 45° à l’ombre…Les seniors ont souffert mais pas qu’eux. L’inflation frappe encore les plus démunis avec 2,4 % d’augmentation sur un an en août (chiffres INSEE publiés le 28 août 2026) et 2,7 % pour l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). La hausse des prix sur les fruits et légumes, due à la sécheresse et aux conditions météos catastrophique frôle les 6% et va s’accentuer dans les mois à venir. L’électricité et le gaz prennent à nouveau une augmentation. Les prix de l’énergie montent de 16,7 % sur un an en août, après une hausse de 12,6% le mois précédent. Le carburant augmente, à cause de la guerre en Ukraine et en conséquence du blocage du détroit d’Ormuz. On peut remercier l’autocrate Poutine et le crétin Trump. Les difficultés économiques s’aggravent donc, avec un gouvernement qui fait la sourde oreille aux revendications ouvrières et qui cherche par tous les moyens à faire des économies sur le dos des plus précaires, des retraités et des salariés.
Parallèlement, l’augmentation automatique du Smic au 1er juin dernier a immédiatement fait basculer, pour près de 80 % de branches, au moins un minima sous le salaire minimum. Ce basculement maintient les salariés dans la précarité et les prive de toute perspective d’évolution. Les exonérations de cotisations sociales créent une « trappe à bas salaire » et prive nos services publics des financements dont ils ont besoin. C’est un scandale que les anarchistes dénoncent depuis des années. On reste dans un déclassement massif du travail. Pendant ce temps, les patrons, toujours déconnectés de leurs salariés rient ouvertement quand on leur propose d’augmenter les salaires. Ils en veulent toujours plus pour gaver leurs actionnaires et en donner le moins possible à ceux et celles qui créent les richesses, les travailleurs. Il n’y a jamais eu autant de milliardaires, ces derniers appauvrissant de plus en plus de gens. Les patrons bénéficient de milliards d’aides aux entreprises alors que le gouvernement fait les poches des travailleurs. Et plus on est riche, moins on paie d’impôts.
Dans la Fonction publique, l’État continue sa politique d’austérité aux agents des trois fonctions publiques. Les personnels de l’hôpital ont encore tenus à bout de bras des services hospitaliers déjà à l’os et qui plus est, dans plusieurs périodes de surchauffe cet été. Les enseignants demeurent sous-payés et le métier est de moins en moins attractif. La rentrée s’annonce morose. Le gouvernement doit cesser cette politique de l’autruche et augmenter le point d’indice pour tous et toutes et non donner des augmentations selon des gratifications individuelles.
L’avenir s’annonce sombre pour le pouvoir d’achat des travailleurs, chômeurs, jeunes et retraités. Il s’annonce sombre aussi car les mesures à prendre pour s’attaquer aux causes du dérèglement climatique ne sont pas prises. De même pour les mesures d’adaptation. Les politiciens attendent que le thermomètre baisse pour laisser passer l’orage et continuer comme si de rien n’était. Hypocrisie, inconséquence, incompétence… qualifient le politicien d’aujourd’hui.
Il nous faut revenir à la réindexation automatique des salaires sur les prix ainsi que l’indexation des retraites sur le coût de la vie. C’est une solution de justice qui pourrait permettre de dynamiser la consommation et l’économie et éviter le risque de récession.
Le gouvernement Lecornu mais aussi les suivants doivent abandonner leurs projets de désindexation des pensions. Il doit prendre la mesure des effets du changement climatique et agir conséquemment afin de limiter l’utilisation des énergies fossiles.
Les travailleurs doivent refuser toute perte de pouvoir d’achat et exiger le partage du temps de travail. Ils doivent de même se saisir des enjeux climatiques. Parce que nos vies valent davantage que leurs profits. Alors, lors des mobilisations en septembre contre les violences sexistes, grèves dans la santé et l’éducation, pour la grande marche pour le climat, la paix et la justice sociale, qu’on soit nombreux dans la rue.
Groupe syndicaliste libertaire du Havre