
Incendies géants, épisodes de canicule, sécheresse historique, menaces sur la production agricole, puis des pluies torrentielles, une tornade…Voilà les ingrédients d’un été hors norme de dévastations.
Les troupeaux vont manquer de fourrage cet hiver puisque les agriculteurs puisent déjà dans leurs réserves. Les consommateurs vont passer à la caisse : les prix vont flamber dans les supermarchés. La pénurie de certains produits s’affiche et parfois dans les rayons « eau minérale », plusieurs grandes marques manquent à l’appel. Les Français ont eu soif. Les transports fluviaux sont en berne, les centrales nucléaires s’arrêtent à cause des eaux chaudes, des méduses…Le carburant qui arrive par le Rhin, menacé d’assèchement, augmente et là encore la pénurie pointe son nez en Alsace…
Les canicules tuent que ce soit en France, en Europe et c’est pire en Inde. Si on ajoute à ce triste bilan celui des pesticides qui tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps et les décès dus à la pollution de l’air, le constat est alarmant.
Ces catastrophes sont le résultat du réchauffement climatique annoncé par les scientifiques depuis plus de 30 ans. On en connaît les causes : industries polluantes, le transport, l’agriculture intensive, la déforestation planétaire et la mauvaise gestion des forêts… C’est le capitalisme qui détruit la planète ainsi que l’appât du gain. De tous temps, les pollueurs ont existé mais le capitalisme a surenchéri avec sa concurrence effrénée aux profits ; ces derniers sont pour une minorité qui possède les capitaux. Que l’humanité crève, les profiteurs s’en moquent bien car ils auront toujours un coin où se retrancher entre eux et sans connaître les inconvénients de ce qu’ils ont créé.
Les énergies fossiles profitent à quelques multinationales dont TotalEnergies. Elles sont responsables du réchauffement climatique mais n’ont jamais à se soucier des conséquences de leurs actes. Si parfois, elles s’engagent dans la voie verte, c’est qu’il faut diversifier leurs sources de profits, montrer patte blanche et se dédouaner à bon compte. Cela ne les empêche nullement de continuer à forer, à extraire du gaz de schiste…Le pognon d’abord, la planète… après moi la fin du monde.
Il ne faut compter que sur nous-mêmes. Les politiciens sont des mous du genou, des incompétents et des inconsistants. Ils sont ancrés dans l’ère industrielle et ne répondent que par un silence assourdissant, le déni ou des mensonges. Quel que soit les résultats de l’élection présidentielle de 2027, peu de choses changeront sur le plan de la lutte contre la crise climatique. On ne pourra jamais compter ni sur l’Etat (au service du capital) ni sur les politiciens qui sont plus prompts à répondre positivement aux pontes de la FNSEA et de la Coordination rurale, que de renforcer les services publics. La C.R. est une organisation qui décide de qui doit parler ou pas, c’est grave. C’est le prélude à une démocratie fascisante si on laisse faire ce genre d’individus. Les dirigeants de la FNSEA servent leurs intérêts, notamment les céréaliers de la Beauce. Tout pour les gros, les miettes pour les petits.
Les anarchistes le disent depuis un siècle et demi, l’Etat est l’ennemi des travailleurs et toutes les lois sont votées pour défendre les intérêts des possédants, des riches et du grand patronat ; bref des dominants, alors que ce sont les travailleurs qui produisent les richesses. Qu’on se pose la véritable question : qui a intérêt à changer les choses ? Nous sommes pour le partage du temps de travail et le partage des richesses. Nous sommes pour une société égalitaire, pour une écologie sociale et libertaire ce qui suppose de réorganiser de fond en comble la production et la distribution de toutes les richesses. Autrement dit, nous sommes autogestionnaires et pour la gestion directe. Il nous faut recenser les besoins fondamentaux des gens, les ressources dont nous disposons et produire dans l’intérêt général et non pour une coterie de privilégiés qui se battront pour conserver leurs privilèges. Bien entendu, nous devons essayer de faire converger la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle de la planète. Il nous reste à exproprier les capitalistes qui nous mènent droit dans le mur, c’est une question de survie. Nous commencerons alors par faire cohabiter toutes les espèces dont l’humaine. Il nous faut œuvrer concrètement pour une société écologique soutenable et désirable, sans Etat et sans classes.
Ty Wi (GLJD)