Mobilisation contre les marchands de mort

Le pompier pyromane Donald Trump n’en finit pas de tergiverser, d’insulter ses alliés, de menacer tous les pays avec ses droits de douane, de faire pression sur l’OTAN, de faire des voltefaces, de dire tout et son contraire, de mentir et on en passe. C’est un personnage imbu de sa personne qui n’a aucune suite dans les idées sauf quand il s’agit de faire du pognon pour lui-même et son clan. De l’Ukraine à l’Iran, c’est un piètre stratège en plus d’être un maître-chanteur. Il malmène tout le monde et plus personne ne lui fait confiance. Ce crétin est doublé d’un ego surdimensionné. Et le plus incroyable, c’est qu’il possède une Cour qui sourit à ses blagues idiotes et qui le conforte dans ses décisions fussent-elles à rebours de l’intelligence et de la réalité.

Quoiqu’il en soit, son comportement nous impacte, tout comme celui d’un autre autocrate, Poutine l’assassin. Le gouvernement français nous prépare à la guerre avec son « économie de guerre » et la création d’une plateforme baptisée « France munitions » chargée de répondre aux besoins de l’armée française et de l’OTAN. Et là, certains semblent tomber des nues : Lecornu prévoit d’y investir 8,5 milliards d’euros d’ici 2030, ce qui donnera lieu à une contractualisation de la loi de programmation militaire dans les semaines à venir.  Mais où va-t-on chercher tout cet argent puisque nous sommes en déficit abyssal ? Qu’il faut maîtriser les dépenses publiques, l’économie française était en péril jusqu’à il y a quelques semaines encore. Nous réarmer serait un bon investissement qui ne mettrait pas l’économie en danger. Et la communication des ministres et technocrates diffère : économie de guerre ou juste une augmentation des dépenses de défense ?

Les propos d’Emmanuel Macron, il y a quasiment quatre ans, en juin 2022, lors de l’inauguration du salon Eurosatory, salon mondial de la défense et de la sécurité, avaient été clairs et nous étions passés à une économie de guerre et qu’il fallait s’attendre à ce que cela dure.

Depuis le président de la République s’est évertué à augmenter le budget des armées avec une enveloppe octroyée, cette année, de 57 milliards d’euros. L’objectif étant d’arriver à un budget annuel de 75 milliards d’euros d’ici quatre ans, donc d’ici 2030. C’est dire que les services publics vont être à la peine pour fonctionner. L’Etat va continuer ses coupes sombres pour renforcer l’armée et les marchands de canon. Il ne profitera pas par exemple de la baisse des effectifs dans les établissements scolaires pour améliorer le système éducatif.

Le gouvernement et les chefs d’armée nous font peur, il y aurait une confrontation avec la Russie aux alentours de 2030 et il faudrait accepter de perdre nos enfants. L’économie mondiale est en danger à cause de la guerre en Iran. Les tensions internationales sont généralement sources de conflits voire de guerres.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, corrobore ces prédictions de mauvaises augures en accélérant le calendrier puisqu’un conflit avec la Russie serait probable en 2028-2029, soit après-demain. Nos alliés des Pays Baltes et la Pologne subissent déjà des incursions de drones dans leur espace aérien. Sans compter les cyber-attaques et les sabotages suspects de câbles sous-marins en mer Baltique.  Et le crétin Trump qui prend prétexte de la guerre en Iran pour se désengager de l’OTAN faisant un clin d’œil à son ami du Kremlin.

On n’est certes pas encore au point de la Russie où l’essentiel de son appareil productif s’est mis au service de l’effort militaire. Mais les généraux et les marchands de mort aimeraient que nous prenions cette trajectoire.

Après avoir menacé de bloquer le détroit d’Ormuz dans le Golfe persique, l’Iran, via ses alliés Houthis a menacé aussi de restreindre la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, dans le golfe d’Aden, passage stratégique reliant l’Asie à la mer Rouge et au canal de Suez. Un deuxième front de guerre commerciale s’ouvre.

Trump sème le chaos, envoie des milliers militaires au Moyen-Orient tout en faisant croire qu’il cherche un compromis et la paix avec l’Iran. Mais qui peut avoir confiance dans un tel énergumène, menteur et arrogant.

Quoiqu’il en soit, l’Iran compte étendre le champ de ses représailles régionales si les États-Unis et/ou Israël venaient à lancer une offensive terrestre. Les gouvernements américain et israélien n’avaient pas prévu un tel scénario d’autant que l’Etat hébreu semble à court de combattants aujourd’hui.

En bloquant le détroit de Bab el-Mandeb, c’est l’Europe qui sera prioritairement impactée. Ce détroit joue un rôle central pour l’acheminement du pétrole et du gaz des pays du Golfe vers l’Europe.

Les Européens comme le Japon et les pays asiatiques vont payer la facture économique des errances de Trump et son administration à la suite du criminel Nétanyahou. En clair, les perturbations du flux des marchandises dans cette zone vont s’accroître et il est possible que l’Iran, les chiites irakiens et les Houthis continuent de bombarder les infrastructures pétrolières et gazières de leurs voisins immédiats.

Là encore, Trump vocifère et appelle à l’aide les membres de l’Otan. Les Européens se trouvent donc pris entre la guerre en Ukraine déclarée et décidée par Poutine et la guerre en Iran, décidée par Trump et Israël qui n’avait aucun plan préétabli. Cette situation engendre, outre des dégâts et morts  pour les populations civiles des pays concernés mais de terribles dépenses liées à l’armement : drones, tanks, rafales, missiles, porte-avions etc.

Ce sont les travailleurs qui paient au final des dépenses mirobolantes pour le plus grand profit des actionnaires des usines d’armement.

Il est temps de remettre en route les campagnes pacifistes et antimilitaristes en Europe, aux Etats-Unis et partout dans le monde si on ne veut pas être réduits à de la chair à canon en même temps que de la chair à Uber.

Ty Wi (GLJD)