AUX MUNICIPALES, AU HAVRE COMME AILLEURS, PAS UNE VOIX POUR LE RN !

Les milliardaires via la galaxie Stérin entendent porter haut les couleurs de l’extrême-droite à toutes les élections, des municipales à la présidentielle. Le projet Stérin, nommé Périclès (stratège athénien) a pour but de diffuser partout dans la population les valeurs catholiques, traditionnelles, réactionnaires et de faire élire un millier de maires d’extrême-droite aux municipales de mars 2026. En attendant la présidentielle. Stérin utilise ainsi sa fortune pour influencer les élections françaises, en favorisant l’élection des candidats d’extrême-droite. Cette situation cumulée avec les interférences (ingérences) étrangères n’est pas très saine. La droite classique se rapproche de plus en plus de l’extrême-droite dans ses thématiques. Les propos nauséabonds explosent sans grandes réactions. Le contexte international se dirige toujours plus à l’extrême-droite : Etats-Unis, Israël, Hongrie, Italie…La situation internationale avec la crise énergétique due à la guerre contre l’Iran et les propos nationalistes ne nous mènent qu’à une issue : la guerre ! Les puissants se moquent de nos vies et se ruent sur leurs profits ; ils s’enrichissent toujours plus. Les perdants seront toujours les mêmes : les travailleurs et en premier lieu les femmes des classes populaires. Le capitalisme, c’est l’exploitation, la domination d’une minorité, la guerre permanente, la course aux profits, la concurrence et les rivalités. Il n’y a pas d’argent pour les services publics mais il y en a à gogo pour les dépenses militaires ; le gouvernement réserve 10 milliards pour construire un porte-avions par exemple. Et la loi de programmation militaire grève le budget de la France.

Aux municipales, pas une voix pour l’extrême droite !

Et si l’on ne veut pas voter pour l’extrême-droite, la solution, c’est l’abstention. L’extrême-droite divise, oppose les travailleurs, servant toujours les intérêts des plus riches. Elle s’appuie sur le racisme. Et si la partie des  travailleurs qui passe son temps à critiquer les étrangers, la passait plutôt à critiquer les patrons et l’Etat, il y a longtemps qu’en nous unissant, nous aurions pris possession des entreprises, des magasins, des bureaux, des services publics…Bref on aurait mis en place l’autogestion ou plutôt la gestion directe de la société.

Dénoncer les impostures du R.N ne suffit plus. Certes le RN se positionne comme soutien des classes populaires dans le Nord et l’Est de la France mais il vote contre l’augmentation du SMIC ou propose des augmentations de salaires facultatives pour les entreprises. Certes le R.N. ne veut pas débarrasser le monde de l’exploitation, de la loi du marché et des profits etc. Certes sur la Côte d’Azur, c’est le côté identitaire du R.N. qui prédomine. Mais aucun de leurs élus ne connaît et vit les difficultés et les préoccupations du monde du travail.

Les candidats d’extrême droite ne se soucient pas d’améliorer le quotidien des citoyens. Ce qui les intéresse c’est le bouc émissaire étranger, c’est de ne plus subventionner les associations qui ne partagent pas leur credo ; et aussi, l’extrême-droite vise à obtenir des parrainages pour la candidature RN à la présidentielle et des votes pour les candidats RN aux sénatoriales ! C’est le pognon, comme les autres partis d’ailleurs, qui l’intéresse.

Le RN est l’ennemi des travailleurs ! Il ne faut pas se tromper de colère!

Abstention révolutionnaire !

AUX MUNICIPALES, AU HAVRE COMME AILLEURS, PAS UNE VOIX POUR LE RN !

Mais alors, que faire ?

Tout le monde peut s’engager dans le monde associatif. Ou pour les jeunes, aider ses grands-parents en perte d’autonomie. Défendre la planète et tous ses habitants, etc.

Nous disons aux jeunes, arrêtez d’obéir sagement, aiguisez votre esprit critique, éloignez-vous des structures hiérarchisées et verticales…Sachez que personne n’est indispensable, qu’il faut une rotation des tâches et des responsabilités…Ne baissez pas les yeux, ne détournez pas la tête face aux inégalités sociales et face à la pauvreté qui sont le fruit d’un système bien huilé et organisé. Prônez l’égalité économique et sociale, ne laissez pas la planète être détruite par des gouvernements et des multinationales qui se fichent de l’environnement tant que ça leur rapporte. Qu’un sondage récent indique que 31% des jeunes hommes pensent que les femmes doivent obéir à leur mari, ça en dit long sur le chemin qu’il reste à parcourir pour obtenir l’égalité homme-femme.

Les institutions sont défaillantes, il faut donc réfléchir à une alternative libertaire. L’urgence climatique, sociale et la guerre qui vient, ne peuvent laisser personne indifférent et les jeunes sont au premier chef concernés.

 Pourquoi obéit-on ? Pourquoi laisse-t-on faire ?

Pour Étienne de La Boétie, la domination ne repose pas sur la ruse des tyrans, des gouvernements mais sur le consentement des peuples, qui abandonnent leur pouvoir par habitude, par distraction, ou par intérêt… Si la domination est vécue dès l’enfance, elle apparaît donc comme une évidence, presque comme une loi de la nature et dans ces conditions : « Les gens ne ressentent pas le malheur d’être esclave ».

Et la religion vient en aide aux dominants en prêchant la soumission. Pour les églises, quelles qu’elles soient, il ne faut pas que les gens aient conscience de leur malheur. S’ils ont conscience d’être exploités, ils deviennent malheureux. C’est tout le contraire de Fernand Pelloutier qui invitait les ouvriers à connaître la science de leur malheur.

Le pouvoir endort le peuple : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. » (Discours de la Servitude volontaire). Aujourd’hui, nous avons le loto, le millionnaire et autres jeux d’argent, les jeux olympiques, le football et la Télé. De plus en plus de personnes prennent de l’herbe, de la cocaïne et autres drogues pour être performants au boulot ou pour supporter la vie.

Nos malheurs viennent de notre habitude à obéir. Le tyran est un colosse aux pieds d’argile. Pour qu’il s’effondre, il nous suffit de ne plus lui obéir : « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres. Ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner ». Egalité et liberté sont consubstantielles. L’une ne peut aller sans l’autre.

Alors cesser d’obéir, n’est-ce pas là une belle alternative libertaire ?

Patoche (GLJD)