Mensonge ou incompétence ?

Gommes

Mensonge ou incompétence ?

Dans le journal « Le Monde » du mercredi 1er Octobre 2014, nous pouvons lire : « Si l’usage des manuels numériques a doublé en trois ans, il reste le fait de seulement 20% des enseignants du primaire. »

Madame Mattea  Battaglia s’appuie sur une enquête menée auprès de 15000 enseignants communiquée par Savoir Livre. Comment se peut-il qu’un journal comme Le Monde puisse ventiler ce type d’informations sans  les vérifier.

Madame Battaglia sort-elle de Paris de temps en temps ?

Qu’elle vienne donc au Havre et dans les communes environnantes comme Harfleur, Octeville… vérifier combien d’enseignants utilisent des manuels numériques. Connaît-elle au moins le montant des budgets investissement et de fonctionnement alloués aux écoles de la région havraise ? La réalité, c’est que les enseignants sont plutôt acculés à l’usage d’un photocopieur car les séries de livres papier coûtent cher. Alors les manuels numériques…et les tableaux interactifs…relèvent pour l’instant de la fiction.

Alors ces 20%, ça sort d’où ? Du chapeau comme le lapin ? Les écoles ont déjà du mal à avoir des serveurs fiables et utilisables sur le long terme, ne serait-ce que pour passer le B2i.

A l’heure actuelle, les budgets des communes varient de 1 à 10 selon l’état des ressources municipales. Un peu comme pour les rythmes scolaires où les municipalités qui ont les moyens offrent des activités de qualité lors du périscolaire tandis que d’autres n’offrent qu’une garderie voire rien du tout.

Cette année voit le foutoir organisé de l’Education Nationale avec les rythmes scolaires. Des communes limitrophes travaillent le samedi matin ou le mercredi matin avec des cours se terminant à des horaires différents tout au long de la semaine, certains même finissent la semaine le vendredi midi !

Aucune harmonisation sur un même département car finalement les maires sont restés maîtres de décisions qui auraient dû appartenir aux professionnels de l’Education. Les maires pour la plupart n’ayant que des visées électoralistes sont allés dans le sens du poil de leurs électeurs. L’intérêt des adultes a primé sur l’intérêt des enfants.

Si on voulait casser l’école publique, on ne s’y prendrait pas autrement d’autant que les écoles privées ne sont pas soumises à la semaine des 5 matinées par semaine !

Alors les socialistes, on bosse pour le privé ? Non seulement vous faites le lit du F.N. mais en plus vous cassez l’école. Honte à vous !