Dehors les politiciens !

Droits travailleurs

Combattre aujourd’hui la gauche libérale, c’est combattre les futurs reculs que la droite essaiera de nous imposer dans la continuité de leurs prédécesseurs.

Loi Macron, loi Rebsamen, casse du code du travail…pour le secteur privé ; destruction des services publics dans une gestion étatique qui ne désire garder que les fonctions régaliennes. Tout est fait avec application et cohérence pour détruire les dernières conquêtes sociales issues du Conseil National de la Résistance. La logique en cours vise à casser tout ce qui relève du collectif pour ne laisser place qu’à l’individualisation. Rémunérations, statuts, allocations, ennemis de l’intérieur, loi sur le renseignement…divisent les individus pour mieux les asservir.

L’espoir suscité par Podemos en Espagne ou Syrisa en Grèce est vite retombé comme le soufflé. Normalisation de Podemos qui devient un parti de gauche comme les autres obligé de s’allier pour obtenir quelques miettes de pouvoir, allégeance de Syrisa au système des Européens libéraux pourtant tant décriés.

Dans notre pays, le discours de l’extrême droite donne le la. Au niveau vocabulaire, les médias sont obligés de passer du vocable de migrants à celui de réfugiés pour que la France puisse accueillir 24000 personnes fuyant la guerre et les persécutions.

Ces hypocrites du PS naviguent à vue, s’ingénient à dire que nous avons bien accueilli 500 000 Espagnols avant la Deuxième Guerre mondiale sans préciser bien sûr les conditions lamentables et déplorables de cet accueil dans les camps de concentration d’Argelès, de Septfonds…Quelle mémoire sélective.

L’extrême droite et leurs clones dits républicains jouent sur la peur du chômage, du mal logement…pour monter la population française contre de pauvres bougres qui n’aspiraient qu’à vivre en paix chez eux. Pendant qu’on se focalise sur les migrants, les patrons font leur business en toute tranquillité.

Le repli sur soi devient la règle, pourtant nous autres anarcho-syndicalistes, ne baissons pas les bras car la lutte de classe n’est toujours pas dépassée et s’identifie au combat syndical qui demeure central pour créer toute vague de mobilisation. En attendant cette dernière, partout où nous sommes implantés et où nous pouvons peser, nous tenterons de créer un rapport de force face aux forces réactionnaires du patronat et de l’Etat. Nous comptons participer à l’élaboration d’une alternative crédible à terme et au jour le jour à résister pour davantage de bien-être et de liberté.

Groupe anarcho-syndicaliste du Havre

 

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