Verreries de Normandie

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LES BATARDS ET LES BATARDERIES, LES PETITS ITALIENS.

Les pupilles de l’Assistance Publique, les victimes de l’ignoble Santol, tous les petits Italiens, dont on pourvoit les verreries (1), sont parqués en colonies. Tantôt le maître de verrerie s’occupe directement de leur entretien, tantôt il les confie à un ou plusieurs ménages qui reçoivent tant par mois et par enfant.

Les colonies d’enfants de verreries sont communément désignées sous le nom de bâtarderies ; les enfants sont « les bâtards » ; on ne désigne pas autrement.

Nous allons d’abord parler de ceux que l’A. P. Place en verrerie pour leur faire apprendre un métier. Leur histoire est particulière ; ils n’ont pas le droit de s’enfuir, tandis que les autres, les Parisiens surtout, placés par les Santol, prennent quelquefois le trimard pour regagner Paris.

Notre camarade Monnier, secrétaire de la Section fédérale des Verriers de Normandie, qui a toujours vécu et travaillé dans la région, connaît mieux que quiconque la situation faite aux enfants assistés.

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