Ukraine: Paix immédiate

La guerre est la pire des choses

NON A LA GUERRE !

L’invasion de l’armée russe en Ukraine n’est que la conséquence d’un système géopolitique et économique profondément et fondamentalement ignoble. Les nationalismes montent les peuples les uns contre les autres et font de la recherche du pouvoir et de la recherche du plus grand profit le but premier de leur système – le capitalisme et son Etat, allié en la circonstance. Il détruit toute solidarité, toute empathie et pousse vers un égoïsme enragé.

Ce système crée des guerres et de la barbarie, détruisant les infrastructures nécessaires à la santé (maternités, hôpitaux, …), les grands équilibres de la nature (biodiversité, pillage des ressources … et sociaux (faim, écoles détruites, eau potable non accessible…) donc favorisent les crises. Nous refusons de nous conformer à cette logique meurtrière car la guerre, ce sont des milliers de morts de part et d’autre.

Nous sommes ensemble avec tous les courageux opposants à cette folie militaire. D’abord avec les Ukrainiens qui subissent l’agression d’un pays bien plus puissant, mais aussi avec tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la guerre en Russie et en Biélorussie, malgré une répression policière très brutale. Avec de lourdes peines de prison à la clef et souvent des vies brisées.

Nous sommes solidaires de toute désertion et encourageons l’Europe à ouvrir au maximum ses frontières à tous ceux et celles qui fuient ou refusent de participer à la guerre. Nous sommes scotchés par toutes ces institutrices qui ont délaissé leur classe en Ukraine pour se transformer en fabricantes de cocktails molotov. Les femmes combattent aussi. Une journaliste interrompt le JT en brandissant une pancarte contre la guerre. Une solution à la guerre passe par une prise de conscience de l’opinion publique. Tant que celle-ci est favorable à Poutine, l’autocrate ne bougera pas. Nos bonnes intentions n’empêchent malheureusement pas les missiles et les frappes russes. Maudite soit la guerre. Poutine nous refait le coup de la Syrie avec son cortège d’atrocités. De surcroît, Poutine et ses partisans favorisent la haine contre les Russes. La plaie ne se refermera pas de sitôt. Le fascisme du Kremlin, s’il persiste amènera la Russie derrière un nouveau rideau de fer où la population russe sera reléguée dans le rôle de « La ferme des animaux ». La menace nucléaire en prime comme une épée de Damoclès.

Nous soutenons que seule la révolution sociale peut construire un avenir différent par la solidarité, la justice et la liberté dans un environnement pacifique.

En Ukraine, en Éthiopie, au Yémen, en Syrie, au Soudan, au Mali, au Burkina… et dans n’importe quel pays: Paix pour les peuples, guerre contre les fauteurs de conflits.

Les seuls perdants des guerres sont la classe ouvrière partout dans le monde, en particulier, à l’Est, les prolétaires d’Ukraine et de Russie aujourd’hui. Ce sont eux qui sont destinés à servir de chair à canon aux États et à leur bourgeoisie respective. Il est de notre devoir de bloquer la machine de guerre et de reconstruire les résistances sociales afin d’aider tout opposant à la guerre.

 

La guerre a commencé il y a trois semaines.

Ce dont on avait peur, ce contre quoi on mettait en garde, ce en quoi on ne voulait pas croire, mais ce qui était pourtant évitable – est arrivé. Les milliers de morts s’amoncellent. Poutine instrumentalise les couloirs humanitaires. Il cible les civils pour faire comme en Syrie : souffler le chaud et le froid pour mieux terroriser la population. Bombarder la nuit les immeubles pour empêcher les gens de dormir afin de les rendre encore plus vulnérables.

Les élites dirigeantes de Russie et d’Ukraine, incitées et provoquées par le capital mondial, avides de pouvoir et gonflées de milliards volés aux travailleurs, se sont retrouvées finalement dans une bataille meurtrière. Leur soif de profit et de domination est maintenant payée du sang des gens ordinaires, des gens du peuple – tout comme nous. Des personnes qui étaient hier, des travailleurs, des enseignants, des étudiants…

Le premier coup de feu a été tiré par le plus fort, le plus prédateur et arrogant des bandits – le Kremlin. La responsabilité première de cette guerre est à mettre sur le compte de Poutine et ses généraux lèche-bottes. Des oligarques et de la clique militariste qui jouissent d’un système opaque et corrompu basé sur la violence.

Mais, comme cela arrive toujours dans les conflits impérialistes, derrière la cause immédiate se cache tout un enchevêtrement de raisons dégoûtantes et puantes : c’est la lutte internationale pour les marchés juteux (gaz, pétrole…). L’Europe verse 640 millions d’euros à la Russie, chaque jour, pour ces sources d’énergie. C’est la lutte des classes dirigeantes des pays de l’ex-Union soviétique pour la division et la redistribution de « l’espace post-soviétique ».

Ce sont les contradictions plus larges et globales, et la lutte pour la domination mondiale entre l’OTAN menée par les États-Unis d’une part et la Chine d’autre part, qui défie l’ancienne puissance hégémonique. Son « petit frère » du Kremlin fait appel à elle pour contourner les sanctions économiques européennes et américaines et surtout pour obtenir davantage de matériel militaire.

Aujourd’hui, ces contradictions donnent lieu à des guerres locales. Demain, elles menaceront de se transformer en une troisième guerre mondiale.

Quelle que soit la rhétorique « humaniste », nationaliste, militariste, historique ou autre qui justifie le conflit actuel, il n’y a derrière ce conflit que les intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et militaire, notamment russes.

Pour nous, travailleurs, retraités, étudiants, cela n’apporte que souffrance, sang et mort, aujourd’hui en Ukraine ; demain chez nous.

Bombarder des villes paisibles, bombarder des hôpitaux, des écoles, tuer des gens dont nombre d’enfants n’a aucune justification morale et éthique.

Les libertaires exigent la cessation immédiate des hostilités et le retrait de toutes les troupes aux frontières et aux lignes de séparation qui existaient avant le début de la guerre. Il est temps d’engager de réelles et sérieuses négociations pour rétablir la paix au plus vite.

Nous appelons les militaires envoyés au combat à ne pas se tirer dessus et à ne pas ouvrir le feu sur la population civile. Bref, mettre crosse en l’air.

Nous exhortons les soldats à refuser en masse d’exécuter les ordres criminels de leurs commandants.

 

Pour stopper le plus rapidement cette guerre, car de toute façon elle cessera tôt ou tard, nous appelons les gens à l’arrière des deux côtés du front, les travailleurs de Russie et d’Ukraine à ne pas soutenir cette guerre, à ne pas l’aider – au contraire, à lui résister de toutes leurs forces !

N’allez pas à la guerre, il n’y a rien de plus monstrueux !

Un jour – quand ils auront assez de force – les travailleurs de Russie et d’Ukraine exigeront des comptes à tous les politiciens et oligarques sans scrupules qui les ont dressés les uns contre les autres.

PAS DE GUERRE ENTRE LES TRAVAILLEURS DE RUSSIE ET ​​D’UKRAINE ! Solidarité internationale.

 

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