Touche pas à ma ZEP

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Vous n’êtes pas sans savoir que depuis cette rentrée un appel, “Touche pas ma ZEP !” a été créé. Cet appel regroupe les établissements mobilisés pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée. Cet appel est ouvert à la signature collective des lycées relevant de l’éducation prioritaire (ou qui devraient l’être), mais aussi dès le départ au soutien d’organisations syndicales, d’écoles et de collèges REP et REP+, et d’associations de parents d’élèves. Il a d’abord regroupé des établissements de la région parisienne et a été rejoint par des lycées d’autres académies. Les premiers signataires de l’appel comptent à cette date pas moins de 73 lycées mobilisés dans 11 académies (Aix-Marseille, Amiens, Bordeaux, Créteil, Grenoble, Lille, Montpellier, Nancy-Metz, Orléans-Tours, Toulouse et Versailles), pour la plupart concentrés dans l’Ile-de-France, les Bouches-du-Rhône et l’Eure-et-Loir. Cet appel a reçu le soutien des sections syndicales des établissements concernés (qui avaient notamment soutenu la demande d’audience collective du 29 septembre auprès de la ministre que chaque lycée avait transmise par la voie hiérarchique) mais aussi de sections départementales, académiques ou nationales. A cette date, notre appel a ainsi déjà reçu le soutien de l’UNSEN CGT Educ’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL… mais aussi d’associations locales de parents d’élèves (FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92). Par ailleurs, nous avons déjà mené deux journées de grève communes aux lycées mobilisés les 29 septembre et 11 octobre derniers. La prochaine journée de grève et manifestation aura lieu ce jeudi 17 novembre 2016. Ces initiatives ont d’abord reçu le soutien de l’ intersyndicale académique de Versailles ( CGT Educ’action, SNFOLC et SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU et SNUEP-FSU et SUD éducation) puis de celle d’Aix-Marseille (SNES-FSU, CGT Educ’action, Sud Education, SNETAA FO, SN FO LC, SGEN CFDT, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CNT-SO, SIAES-FAEN). Une délégation mixte composée de représentants des lycées mobilisés et de l’intersyndicale (CGT Educ’action, SNFOLC pour FO, SNES pour la FSU et SUD éducation) a même été reçue au ministère jeudi 29 septembre. De plus, ce jeudi 10 novembre, pour la première fois, une intersyndicale Région Parisienne ( CGT Educ’action, SNFOLC et SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU et SNUEP-FSU et SUD éducation) regroupant les académies de Créteil, Paris et Versailles a décidé, comme celle d’Aix-Marseille, d’appeler à la grève du 17 novembre pour l’éducation prioritaire en lycée. Le SGEN-CFDT Versailles appelle également à la grève. Pour ce qui est des organisations syndicales nationales, l’UNSEN-CGT et la fédération SUD Education appellent d’ores et déjà à la grève le 17 novembre et le SNES-FSU a relayé dans un communiqué national l’appel à la grève inter-académique de ses sections d’Aix-Marseille, Créteil, Paris et Versailles. Ces appels (inter)syndicaux rejoignent notre analyse sur la position actuelle du ministère : dans plusieurs courriers, la ministre Najat Vallaud-Belkacem avait bel et bien “acté” “la sortie des lycées de l’éducation prioritaire”. Par la suite, le 30 septembre, dans un communiqué répondant à notre première journée de mobilisation et annonçant la prolongation de deux ans de la clause de sauvegarde concernant notre régime indemnitaire spécifique (décret présenté en CTM le 5 octobre), le ministère affirmait que nos “inquiétudes” étaient “infondées”. Mais, face à la montée et à l’extension de la mobilisation, la ministre assure maintenant* que “les enseignants des lycées qui ont vocation à être dans l’éducation prioritaire” ont “bien raison” quand ils réclament “à juste titre” “les mêmes moyens, les mêmes accompagnements que leurs collègues des collèges” et qu’”il faudra faire cette réforme des lycées de l’éducation prioritaire”… Si ce changement complet d’attitude est évidemment une avancée, aucune réponse pérenne et factuelle ne nous a été apportée puisque la ministre fixe cette réforme, attendue pourtant depuis 2015, comme un des objectifs du… prochain quinquennat! Il est en tout cas plus que jamais évident que la disparition programmée de l’éducation prioritaire en lycée ne relève pas de questions locales ou académiques et l’élaboration d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée nécessite évidemment une réponse ministérielle. C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd’hui , si ce n’est déjà fait, pour appeler à la grève nationalement ce jeudi 17 novembre et pour soutenir , comme l’ont déjà fait certaines de vos sections locales (d’établissement, départementale ou académique), l’appel “Touche pas ma ZEP !”. La mise en place d’ une intersyndicale nationale sur cette question de l’éducation prioritaire en lycée serait évidemment positive pour le mouvement . Elle pourrait commencer par un appel unitaire à la grève le 17 novembre accompagné (comme l’a fait l’intersyndicale Région Parisienne) d’une demande d’audience collective auprès de la ministre avec des représentants des lycées mobilisés. Elle permettrait d’informer plus largement les collègues qui ne sont pas encore au courant de la situation, d’amplifier la mobilisation et de peser vis-à-vis du ministère. Elle pourrait également décider de la signature de l’appel “ Touche pas ma ZEP !”. Quelles que soient vos réponses, nous vous invitons à participer à nos prochaines AG dès ce jeudi 17 novembre (détails sur notre site et notre page facebook). Les journées précédentes ont été un succès de mobilisation. Il nous paraît donc important de discuter ensemble des suites du mouvement. Bien cordialement, Le collectif « Touche pas ma ZEP ! »

 

Espérons que ce collectif aura plus de chances que les écoles et collèges qui ont dû se battre pied à pied pour rester en ZEP. Les syndicats à ce sujet n’ont absolument pas daigné coordonner les secteurs en lutte. Pourtant de nombreux parents et enseignants s’étaient unis pour garder les acquis de la ZEP: moindre effectif, prime….Les syndicats n’ont même pas assurés le service minimum…Bon courage donc aux profs de lycées…

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