Roman Rosdolsky

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 Roman Rosdolsky naît, en 1898, à Lemberg, ville de Galicie orientale sous domination de l’empire austro-hongrois (actuellement Lviv, Ukraine). Élevé dans une famille qui cultive le sentiment national ukrainien – son père était un philologue et linguiste de renom –, il adhère aux idées socialistes internationalistes pendant la Première Guerre mondiale. Incorporé à l’armée impériale, il fonde, avec quelques proches, une organisation clandestine antiguerre. Partisan déclaré de la révolution russe, il participe avec enthousiasme à la création du Parti communiste d’Ukraine occidentale. Son destin se confond ensuite avec celui des purgés de la grande dé-faite du communisme d’État et l’histoire cannibale de son époque. Il est exclu du parti à la fin des années 1920 pour avoir refusé de voter, par manque de preuves, la condamnation de Trotski. Installé à Prague, puis à Vienne, où il devient correspondant de l’Institut Marx-Engels de Moscou, chargé de préparer une édition scien-tifique des OEuvres complètes de Marx et d’Engels, il rejoint l’Opposition de gauche et devient trotskiste au début des années 1930. En 1934, l’arrivée au pouvoir de Dollfuss et des austro-fascistes l’oblige à quitter Vienne pour retourner à Lemberg, entre-temps devenue polonaise, où il exerce à l’Institut d’histoire économique, dépendant de l’université. Au cours de ces années, il rédige une étude sur la communauté villageoise en Galicie et travaille sur l’histoire du servage dans la même province. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il vit à Cracovie. Arrêté par la Gestapo en 1942, il est déporté à Auschwitz, Ravensbrück, puis Oranienburg.

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