La Révolution libertaire est la seule alternative crédible

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La Révolution libertaire est la seule alternative crédible

La tempête souffle sur le monde entier. Il ne s’agit plus d’un tel ou tel autre pays, mais simplement de telle ou telle partie d’un grand ensemble. Certaines d’entre elles peuvent être en avance, d’autres en retard…Le monde est étroitement lié notamment sur les plans des échanges, des pandémies… Regardons bien autour de nous. Le fascisme est un fait ; il se propage un peu partout : en Europe, en Amérique latine…Nous savons qu’il n’est pas la solution aux crises économiques et à la question sociale. Il ne pourra se maintenir longtemps mais il porte un certain type de révolution pour plein de gens. Le communisme d’Etat, notamment la Chine, est un fait. Il fonctionne de manière autoritaire et entend jouer un rôle de plus en plus important au niveau mondial : commerce, course aux armements… Dans d’autres pays, ce sont des autocrates qui gouvernent (Turquie…), des militaires qui font des coups d’Etat (Mali…). Dans d’autres, notamment la France, les Etats-Unis, l’Angleterre…les dirigeants prônent la démocratie.

A vrai dire, l’avenir et un autre système dépendront des jeunes générations. Tôt ou tard, elles comprendront qu’elles ont servi de variables d’ajustement, qu’elles ont été sacrifiées sur l’autel des profits. Et quand elles se rendront compte qu’elles ont été dupées, bernées, elles se bougeront et pas forcément que pour le climat mais pour l’égalité économique et sociale. Pour la justice sociale. Et leur réaction sera terrible ainsi que leur vengeance, gare à la revanche. Tout ce qui est à espérer c’est que le sang humain soit épargné car on ne propose pas une alternative sur un monceau de cadavres.

Pour l’instant, les médias aux ordres, ces faiseurs d’opinion, nous décrivent les jeunes comme amorphes, désœuvrés par un chômage de masse, se repliant sur la famille. Et pour cause quand on voit les difficultés à se loger et même à manger. Nous avons pu le constater lors des confinements avec ces queues de jeunes dont de nombreux étudiants pour obtenir des colis de nourriture. La société est féroce pour ces jeunes qui ne voient guère d’horizons. L’Etat leur propose le S.N.U. pour les rendre plus dociles, aveugles et dévoués ; instrument entre les mains de ceux qui dirigent ce monde en folie et servent à cette jeunesse sa pâture quotidienne dans la gamelle du troupeau sacrifié.

On se trompe sur cette jeunesse qui chôme, qui s’ennuie, qui souffre et se démoralise…Toute cette jeunesse porte en elle la Révolution en son sein.

Pour l’instant, les revendications sociales, de classe, cèdent le pas au bénéfice des intérêts économiques et nationaux. Les démocraties après s’être engagées dans la voie réformiste utilisent la répression contre le mouvement social et la loi pour canaliser tout mécontentement populaire. L’extrême droite flatte les masses par une démagogie sans limite d’autant que les partis de gauche et de droite leur court après. Elle donne le la pour les thèmes de campagne électorale: insécurité, chômage dû aux migrants, immigration et islamisme…avant d’utiliser la force pour museler, bâillonner et interdire toute opposition si elle parvient au pouvoir. Elle pourra toujours compter sur ses soutiens au sein de l’armée et de la police. La gauche parlementaire demeurera impuissante à résoudre quoi que ce soit tant qu’elle s’appuiera sur des bases et institutions autoritaires : Etat, propriété, profits, capitalisme. Tant qu’elle n’analysera pas davantage les rapports de hiérarchie et de domination.

Nous constatons que différents appels à manifester contre l’extrême droite fleurissent avant les élections. Nous le répétons : les élections représentent une photographie de l’opinion à l’instant T. Les politiciens trouillent pour leurs sièges, leur emploi. Mais, ce qui est inquiétant, c’est la propension de nos concitoyens à justifier l’extrême droite et à se référer à leurs thématiques. Les anarchistes, à leur mesure, tentent de combattre les idées nauséabondes de l’extrême droite dans les entreprises, dans les quartiers mais c’est au pouvoir qui s’arrange toujours pour maintenir les travailleurs sous sa sujétion, qu’il convient de s’attaquer en priorité. L’habitude d’être soumis, infantilisé, peureux, sans esprit critique… favorise les prises de pouvoir. La délégation de pouvoir, de même.

Des tempêtes souffleront encore sur notre vieux monde mais à la suite d’étapes successives qui sont des expériences vécues (collectivisations en Espagne révolutionnaire par exemple, Education libertaire…), les travailleurs finiront par comprendre et agiront en conséquence. Ils s’éduqueront à la lumière de ces expériences, au fur et à mesure de l’évolution/révolution, tout en y participant et la faisant, car le chemin se trace en marchant.

Patoche (GLJD)

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