Reverdir le Rojava

A.I.T.

Quand il est écrit à l’article 9 du Contrat social :
« Le moyen de construire une société démocratique et écologique qui ne pille, ni ne détruit l’environnement est la vie démocratique, écologique et sociale »,
il faut comprendre que c’est par une révolution écologique participative que le
capitalisme sera surmonté. Néanmoins cette révolution s’inscrit dans le temps long, car la réalité de l’instant commande de composer avec la puissance de la modernité capitaliste mondialisée. À titre d’exemple, le Contrat social autorise l’investissement dans des projets privés « à condition que ces projets respectent l’équilibre écologique » (article 42). De même le droit de propriété est garanti « sauf s’il contredit l’intérêt général » (article 43). À ce premier stade, l’écologie n’est pas pensée contre le capitalisme mais comme limite à un capitalisme destructeur de la nature et de la santé de l’homme.
Tout en soulignant les responsabilités du capitalisme, la Commune internationaliste explique qu’il n’en est pas seul responsable. La brochure montre en détail que la politique menée par l’État syrien y a contribué par une surexploitation coloniale des richesses locales. Que les destructions et sabotages de l’État islamique en repli n’y sont pas non plus étrangers. Enfin, que les Kurdes eux-mêmes ont leur part de responsabilités, passées et actuelles, plus préoccupés qu’ils sont par les problèmes de l’immédiate survie que par ceux de l’avenir de la planète. Qui le leur reprocherait ?
De la critique à l’action…

Reverdir le Rojava – Pierre Bance – pdf

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