Réponse à l’article d’Eric Leser

On ne la ferme pas

Pas du tout d’accord avec cette analyse d’un dommage collatéral parmi d’autres, que nous subissons, niant le terreau sur lequel tout ça a prospéré. Quand j’ai rencontré Salamé, alors ministre de la culture du Liban, il parlait de la cécité de l’occident. Je l’ai constatée sur place. Le Hezbollah, dont j’ai rencontré des responsables, avait alors l’aura de la résistance française au nazisme (résistants alors désignés comme terroristes par l’occupant), et pas seulement auprès des chiites, pour avoir repoussé l’armée israélienne hors du Liban sud et avoir comblé les carences de la collectivité libanaise en mettant en place dispensaires, écoles (au contenu pédagogique évidemment très discutable), et organismes de solidarité. La misère, l’obscurantisme religieux (qui n’est pas l’exclusivité de l’islam), la barbarie issue de pays dits démocratiques (Sabra et Chatila entre autres) ne peuvent être exclus de l’analyse, même si nous ne pouvons pas accepter la martyrologie manichéenne du Hezbollah. De même, nous ne pouvons pas exclure de l’analyse notre soutien d’état occidental à toutes les dynasties de dictateurs mises en place et confortées depuis des décennies (Hafez & Bachar el-Assad entre autres), le bon commerce entretenu avec la quasi totalité des dictatures, notre propension à vendre des armes à toute la planète, à lâcher nos bombes sur les populations civiles (autres dommages collatéraux), à ostraciser nos populations issues de l’immigration, à subir la violence et le terrorisme économique des nantis qui refusent aux êtres humains de la planète entière les droits fondamentaux, etc. etc…

La réponse aux ostracistes, c’est plus de combat altruiste.

La réponse au terroristes, c’est affirmer avec encore plus d’insolence notre soif de liberté.

Même au nom du combat contre Daech, je n’enfermerai pas ma voix entre celles des fauteurs de guerre Poutine, Netanyahu, Obama, Hollande…

J.P (Groupe libertaire Jules Durand)

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