Rentrée sociale de septembre 2019 sous le signe de la division

Popeye

Rentrée sociale sous le signe de la division

Après le traditionnel feuilleton de l’été, le pinard et les homards de De Rugy, qui faisait suite à celui de l’inénarrable  Benalla l’an passé, la rentrée sociale va s’effectuer dans la division et c’est bien dommage. Appel le 11 septembre dans la santé, appel à la mobilisation le 21 septembre par F.O. contre la casse des retraites, appel à la grève le 24 septembre de la CGT cheminot rejoint par Sud Rail…Sans compter Eric Drouet, des gilets jaunes qui appelle, lui, à se détacher des manifestations des syndicats comme F.O et la CGT. Bref, ce n’est pas ce qu’on l’appelle vraiment  la convergence des luttes. Pourtant, la grève générale qui doit se construire dès maintenant, reste notre seule arme et alternative.

Car les sujets de mécontentement sont bien présents. Le prix de l’électricité augmente, le coût des fruits et légumes bat son plein ainsi que le prix d’autres denrées. Les services des urgences sont engorgés. La précarité dans les services publics explose. Le plan de relance du ferroviaire s’est fait court-circuiter par la loi mobilité. L’école de la confiance de Blanquer n’en finit pas d’achever l’école publique. Les mesures écologiques du gouvernement ne sont que mesurettes. Les personnes âgées qui  sont en Ehpad terminent leur vie dans de tristes conditions. Les jeunes sont victimes de l’inégalité des choix d’options dans les lycées et d’orientation pour les études supérieures. Les chômeurs sont les grands perdants de la dernière réforme de l’assurance-chômage durcissant les règles d’indemnisation…Parallèlement l’Etat continue de vendre des armes à l’Arabie Saoudite et maintient son pouvoir en Françafrique, les armes nucléaires prolifèrent, les traités commerciaux de libre-échanges (CETA…) vont pénaliser les agriculteurs, les frais d’inscription à l’université augmentent, les gaz à effet de serre augmentent de même avec toutes ses conséquences sur le climat…

Les richesses progressent mais la pauvreté s’étend et le pouvoir d’achat du peuple d’en bas diminue. Les salaires stagnent et les réformes libérales du gouvernement Macron démontrent une nouvelle fois le caractère de l’inégalité fiscale, territoriale et sociale des dispositions prises.

Nous ne pouvons plus reculer. La défense des retraites peut être un point d’appui unitaire pour faire reculer Macron. Tous les salariés seront impactés et il y aura bien plus de perdants que de gagnants. Que le mois de septembre soit un tour de chauffe mais l’unité d’action est indispensable pour obtenir enfin une victoire sociale.

La police et l’armée ont pour but d’assurer la tranquillité sociale, c’est-à-dire d’empêcher les pauvres de se révolter contre les riches. Et plus la révolte est menaçante, plus la concentration du pouvoir s’établit entre les mains de quelques-uns, et par conséquent, plus la misère ou la sujétion des autres augmente, plus les heurts seront nombreux et violents, et plus l’Etat doit disposer de police et d’armée plus puissantes.

L’Etat est le moyen pour une classe de dominer l’autre classe. C’est au statut économique qu’il faut s’attaquer pour changer les choses sinon la propriété reste toujours comme accaparant la liberté des autres.

Les anarchistes doivent répandre l’idée que la transformation sociale est seulement dans la suppression du droit de propriété et la suppression du gouvernement, de l’Etat, quels qu’ils soient.

Quand la lutte s’établit avec l’Etat, il est le défenseur des privilégiés et tout naturellement il va trouver pour l’appuyer tous ceux qui ont un privilège quelconque dans la société.

Notre combat doit s’axer pour une transformation économique mais contre toute tentative de transformation politique.  Car la transformation politique, c’est la création d’un pouvoir et donc d’une hiérarchie et donc d’une autorité, contraire à l’égalité et la liberté des hommes et des femmes.

Pour autant, nous devons nous associer dans l’immédiat afin de contrecarrer les mesures des Macron et consorts en attendant d’apprendre à gérer nous-mêmes les usines, les terres, les ateliers et les services publics.

Patoche (GLJD)

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