Occupation du Volcan au Havre

Macroner tue

Dès le 16 mars 2021, l’occupation du Volcan au Havre est effective. C’est toujours le cas aujourd’hui et certains/certaines campent même à l’intérieur, ce qui donne vie, jour et nuit, au Volcan moins incandescent que le volcan islandais Fagradalsfjall, mais  tout aussi empreint de vitalité. Des étudiants, des Gilets jaunes, des intermittents du spectacle pénétraient dans ce Volcan culturel pour commémorer le premier anniversaire du premier confinement. Après la commémoration des 150 ans de la Commune de Paris, l’occupation d’un lieu aussi symbolique que le Volcan (pot de yaourt pour certains) prend ici tout son sens. Banderoles, collages, bombages…tout est bon pour dénoncer Jean casse-tout, le crève art…. Finalement, cette occupation est le regroupement des oubliés de cette crise, des intermittents du spectacle et de l’emploi précaire. Il  concerne aussi les saisonniers privés d’emplois, et tous ceux et celles qui vivotent habituellement mais qui là tirent encore davantage la langue que d’habitude. L’aspiration à la renaissance de la culture vivante est dans toutes les têtes mais on sent aussi une solidarité non corporative, non étanche. En ces temps d’Etat d’urgence et d’exception, un peu de vent de liberté fait du bien.

Ce qui tranche au-delà des revendications communes au secteur culturel qui rappelle que les gens peuvent se serrer les uns sur les autres dans le métro et autres moyens de transport mais que la culture subit le deux poids deux mesures, c’est le fonctionnement collectif sur des bases autogestionnaires. Aujourd’hui, c’est une personne qui participe à telle tâche, demain, ce sera peut-être quelqu’un d’autre et d’affirmer : « Nous sommes un collectif, il n’y a pas de chef, pas de meneur ». Le fonctionnement pyramidal n’a pas cours, ce n’est pas hiérarchisé, « chacun a le même pouvoir et chacun s’investit en fonction du moment où il est là et du temps qu’il a. »

Ce qui unit les membres du collectif, c’est la volonté de se battre pour sortir de la précarité ou ne pas y entrer. Entre 30 et 50 personnes s’investissent régulièrement dans les actions menées par le collectif pour populariser leur lutte. Des actions sont menées sur les marchés…

Action directe, assemblées générales souveraines, rotation des tâches et responsabilités, autogestion, entraide…voilà des pratiques qui intéressent les anarchistes que nous sommes et nous souhaitons longue vie à ce mouvement et puisque nous parlons d’action directe, agissons pour qu’il ne soit pas récupérer par les politiciens, quels qu’ils soient.

Micka (Groupe Libertaire Jules Durand) L.H.

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