Militantisme ?

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Dans le militantisme, on trouve de tout : du bon et du mauvais, surtout du mauvais. Le bon se résume à la solidarité et la fraternité, au faire ensemble, à condition que les actes ne correspondent pas à de sombres arrière-pensées. Beaucoup s’aident sous couvert d’aider les autres.

Mais le militantisme, c’est surtout la non-réciprocité, le manque de respect et de reconnaissance de l’autre. Je m’écoute parler mais je n’entends pas les autres.

Le militantisme c’est le royaume des coups tordus, des coups bas, des alliances de façade, de la prise de pouvoir, de pseudo-débats qui servent de psychanalyse individuelle…. On retrouve ces ingrédients dans toutes les organisations politiques et syndicales voire associatives. Les querelles de personnes s’énoncent au travers de dissensions d’orientation. Quel paravent ! Sans compter les trolls ou les imbéciles qui ajoutent à la confusion des discussions. Pour mettre le bazar à l’heure actuelle dans une organisation, il suffit de débattre de concepts fumeux comme le post-modernisme dont on ne sait ce qu’il recoupe exactement, de personnes racisées, d’ intersectionnalité, d’islamophobie, de la non-mixité… et le tour est joué. Mais ne nous y trompons pas, les réflexions militantes sont étayées de recommandations de lectures appropriées. Un sentiment de déjà vu, diffus d’évidence. Avec l’orgueil des fanatiques, le militant, libertaire compris, invite à rejoindre sa secte, en martelant à l’envi que seuls les initiés et convertis sont dans la vérité ce qui leur procurera une source de consolation avec son lot de joie. Quel militant, celui qui écrase celui qui n’a pas lu tel ou tel auteur, tel ou tel livre de la doxa du moment. Alors que le militantisme à l’origine avait pour but l’émancipation de l’individu et de la collectivité, nous nous trouvons en face d’un militantisme de domination par le savoir ou l’agitation permanente et d’exclusion de l’autre. D’un outil d’évasion, de liberté, nous sommes confrontés à la loi de la new connaissance par la division. Le militantisme se transforme alors en despotisme et en tyrannie aveugle pour le plus grand nombre…Et quand ce type de débats prend le pas dans une organisation syndicale, c’est que ladite organisation n’a plus de pratique syndicale et qu’elle est devenue une organisation spécifique sans les avantages de cette dernière. L’organisation libertaire privilégie le groupe affinitaire ce qui permet à ceux et celles qui veulent travailler ensemble de dépasser tous les clivages susmentionnés. A condition de mettre en adéquation l’entraide et le respect de chaque individu…

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