Louise Michel et le capitaine Nemo

louise-michel[1]

A PROPOS DE LOUISE MICHEL

              Ce quatre-vingt-septième anniversaire de la Commune coïncidant avec l’apparition d’une étude sur Louise Michel nous ramène une fois de plus à l’évocation de la plus admirable et la plus héroïque des communardes, celle qui est passée dans l’histoire avec les surnoms de « la bonne Louise », « la grande Sœur des pauvres », « la grande citoyenne », « la Vierge rouge ».

Hem Day qui s’attache à faire revivre les belles figures de la classe ouvrière et du mouvement révolutionnaire a tout à fait raison de consacrer à Louise Michel l’un des cahiers de la revue qu’il anime [1]. C’est un digne complément au pieux hommage rendu précédemment à l’exquis poète du Temps des cerises, le membre de la Commune Jean-Baptiste Clément [2].

Hem Day ne refait pas la biographie de Louise et nous attendons toujours qu’un éditeur de bonne volonté se décide à faire connaître le beau travail d’Hélène Gosset. Mais Hem Day entend louer, après Hugo – qui fut l’ami de Louise Michel – « les vers mystérieux et doux » de celle qui fut peut-être devenue poétesse si elle n’avait pas déployé son imagination et sa passion sur le terrain révolutionnaire. Il entend fournir aussi quelques explications au sujet de l’Histoire de la Commune dont Louise a confié un peu trop naïvement son manuscrit à l’éditeur Stock. Enfin, Hem Day esquisse une bio-bibliographie : tâche ardue à laquelle s’attellera, espérons-le, l’une de nos camarades soucieuse d’apporter sa pierre au piédestal que toutes les femmes de cœur élèveront un jour à l’une des plus illustres de leurs sœurs. Ce n’est pas une quarantaine, mais des centaines d’articles qui ont été rédigés sur Louise Michel. J’en ai fait pour ma part six ou huit. Hem Day est donc bien loin du compte !

Je viens précisément de retrouver celui qu’Albert Goullé fît en août 1886 dans Le Cri du Peuple à la suite de la condamnation de Louise à quatre mois de prison par la Cour d’assises de la Seine pour un discours au meeting du Château d’Eau. L’article mérite d’autant plus de fixer notre attention qu’il nous livre un souvenir que nous devons retenir soigneusement à titre de « miette d’histoire ».



[1]Pensée et Action, n°9, janvier-mars 1950 Louise Michel – Jules Verne, Bruxelles 29. Boite postale 4. C.C.P. 7547.56, in-8 de 100 P., 300fr

[2]Même adresse, même prix

a propos de louise michel

Partager cet article