le libertaire de septembre 2018

Evasion fiscale

Ecologie, consommation : notre priorité

Depuis quelques années, nous indiquons que l’écologie est une priorité et que la consommation est un levier indispensable pour faire plier les pourris (Monsanto …)  et pour changer nos habitudes.

Sans vouloir culpabiliser les gens, ce qui serait inaudible pour de nombreuses personnes, il devient urgent de réfléchir sur ce que l’on mange, compte tenu du fait que nombre d’aliments que nous consommons contiennent des pesticides et des perturbateurs endocriniens. Consommer Bio, c’est bien, mais il va falloir faire baisser les prix, au risque d’avoir une consommation à deux vitesses, une, Bio, pour ceux qui ont les moyens et une autre pour les pauvres ou ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts. Même si quelques alternatives judicieuses pointent le nez pour éviter cet écueil. L’autre aspect de notre consommation qu’il serait intéressant de changer, c’est notre tenue vestimentaire. Regarder les fibres qui respectent le mieux l’environnement et nuisent le moins à la planète. Vérifier de même les conditions de production de nos vêtements. Les ouvriers pakistanais, indiens, chinois…n’ont ni les mêmes droits ni les mêmes conditions de travail et de sécurité que les travailleurs européens. La pression organisée des consommateurs peut jouer un grand rôle. Les 20-35 ans font évoluer les habitudes alimentaires par exemple : moins de consommation de viande, plus d’exigence sur la qualité des produits…Encore un petit effort pour tenir compte de la manière dont sont fabriqués tel ou tel type d’appareils ménagers…d’autant que le recyclage pose de plus en plus de problèmes.

Et l’écologie ?

Il est évident que l’écologie politicienne est une impasse. Passons sur le cas Hulot qui a démissionné car son image commençait à être écornée dans l’opinion publique, nous voyons bien que son successeur, De Rugy, n’est qu’un politicien arriviste, avide de pouvoir et cabot comme tous les m’as-tu vu. D’emblée, il assène que l’écologie n’est pas l’ennemie de l’entreprise… Il oublie de préciser que c’est le régime capitaliste qui est à l’origine du désastre écologique d’aujourd’hui. Le capitalisme d’Etat des anciens régimes communistes est à mettre dans le même panier. La recherche du profit, de l’effort guerrier, du pouvoir…sont les moteurs du capitalisme. Ne pas critiquer ce système c’est se condamner à accepter la pollution, la malbouffe, les perturbateurs endocriniens, les déchets nucléaires…En bref, faire l’autruche pour mieux avaliser les choix des multinationales, du patronat, des actionnaires qui n’ont pour horizon que la mentalité d’oncle Picsou.

Inondations récurrentes, étés de canicule, biodiversité menacée avec de plus en plus d’espèces disparues…il est évident que les solutions ne viendront pas des gouvernements à la solde du patronat. Dans les grandes villes, Paris en tête, il faut acheter des pastilles à coller sur le pare-brise des véhicules. Pendant ce temps, les algues vertes continuent à recouvrir certaines plages, les énergies polluantes sont défendues par des lobbys et combien de fruits et légumes sont gavés de pesticides ?

La solution viendra des consommateurs avertis qui feront converger leurs intérêts pour éviter que leur santé ne se dégrade et proposer un monde alternatif au productivisme actuel. Monde dans lequel, l’individu sera respecté.

Le libertaire Septembre 2018

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