Les syndicats jaunes

Jules Durand

Les syndicats jaunes

Pour Engels et Marx, le suffrage universel devait apporter le pouvoir au peuple. Le temps et le nombre jouaient en la faveur d’une prise de pouvoir de la gauche par les urnes. Jamais il ne serait venu à l’idée des marxistes  qu’une révolution ayant un idéal de conservation sociale voire de rétrogradation, selon les termes de Sorel, puisse se produire. Et pourtant, les fascismes italien puis allemand s’appuyèrent bien sur toutes les couches de la société y compris celles des ouvriers et des paysans pour accaparer le pouvoir.

Mussolini s’appuya dès le départ sur un « syndicalisme national ». Durant la Seconde Guerre mondiale, la Charte du Travail fut rédigée par le gouvernement de Pétain en France. Cette dernière désirant instaurer la fin de la lutte des classes.

De nos jours, de nombreux militants utilisent le terme « syndicats jaunes » à toutes les sauces. Il nous a paru intéressant de retourner aux sources de ce syndicalisme jaune qui groupa jusqu’à 100 000 adhérents au plus fort de sa puissance, soit le quart du syndicalisme rouge de la C.G.T. avant la Première Guerre mondiale.

A l’heure où l’extrême droite française s’implante dans le milieu ouvrier aujourd’hui, il n’est pas inutile de revisiter le syndicalisme de collaboration de classes des origines.

G.L.J.D.

Lib Hors-Serie Avril 2016

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