Les bains de mer

Neptune

Les bains de mer

Il est toujours curieux de voir sur quelques plages de Normandie, de Deauville aux plages du débarquement, quelques femmes musulmanes se baigner habillées et recouvertes d’amples vêtements, très certainement pour ne pas dévoiler leurs formes féminines et occulter ainsi leur chair. Certainement convaincues du bienfondé de leur approche vestimentaire ou victimes de la pression sociale de leurs familles, ces femmes nous ramènent sous certains aspects, au XIXème siècle. A Granville (Manche), une police des mœurs veillait à la bienséance dans cette station balnéaire. La plage était partagée en trois secteurs et une affiche de « la police des bains de mer » stipulait : « Une partie exclusivement réservée au bain des femmes, une partie exclusivement réservée au bain des hommes habillés, une partie exclusivement réservée au bain des hommes non habillés. » Quelle était chouette la vie en 1837 ! Il a donc fallu qu’un mouvement de libération des corps émerge afin qu’enfin les individus des deux sexes puissent se dévêtir en public. Si aujourd’hui, le corps médical pointe du doigt les cancers de la peau, du sein…dus à une surexposition au soleil, au début du XXème siècle, il indiquait que le soleil guérissait certaines maladies dont la tuberculose. Ajouté aux bains de mer, vivifiants et toniques, les cures marines avaient le vent en poupe notamment dans la bourgeoisie et les milieux artistiques qui vont s’installer dans de vastes et belles demeures sur les côtes de Normandie et de Bretagne dans un premier temps, juste avant que la Côte d’Azur ne dame le pion des côtes à climat pluvieux et incertain.

Aujourd’hui les femmes exposent leur corps, leurs bras et leurs jambes à la vue de tous et toutes. L’inconvenance d’hier fait place à un modus vivendi sur les plages. Ce qui était impensable est devenu d’un usage courant et c’est tant mieux, n’en déplaise aux puritains. La plage devient un lieu de tolérance. La question est donc : si la plage est un lieu de tolérance, doit-on accepter sans rien dire les musulmanes qui se baignent habillées de la tête aux pieds ? Doit-on jeter un regard réprobateur sur elles ? Doit-on demander l’interdiction ? Si l’interdiction de nager habillé en piscine peut être réglementée pour des raisons d’hygiène, nul besoin de réglementer l’accès aux bains maritimes. Point besoin d’une nouvelle police des mœurs. A condition que les nouveaux convertis à ce type de tenue vestimentaire n’essaient pas d’imposer leurs convictions et leur mode. Et qu’ils suivent les règles de savoir-vivre qui régissent la retenue nécessaire afin que tout le monde puisse profiter de la plage en toute sérénité. Sinon des frictions risquent de poindre…

Libertaires, nous sommes des baigneurs hédonistes et jouisseurs et nous entendons bien profiter de nos vacances et des moments de détente loin des religieux qui ne sont au fond que des culs serrés. Si nous tolérons les baigneuses « habillées », nous soutenons par contre sans réserve toutes les femmes qui luttent dans leur pays pour enlever leur voile, toutes les femmes qui réclament l’égalité entre les hommes et les femmes. Nous soutenons de même tous les libres penseurs sous toutes les latitudes, tous ceux qui ont le droit d’être athée, de refuser le ramadan et toutes les contraintes de quelque religion que ce soit. Contre toutes les bigoteries, ni dieu ni maître. Quant aux centaines de prêtres pédophiles qui ont abusé de milliers d’enfants, ils ne valent guère mieux que ces musulmans de l’Etat Islamique qui ont kidnappé des milliers d’esclaves sexuelles.

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