Lectures en ces temps de confinement

Féminisme4

Un effort, oui, mais pas remettre une pièce dans la machine capitaliste et néo-libérale. Union nationale, oui, mais pas avec celles et ceux qui ont sapé nos infrastructures de solidarité et nous ont mené·es dans l’impasse économique, écologique et patriarcale où nous nous trouvons. Non, ces appels à la solidarité, aussi inopinés qu’hypocrites, ne nous convaincront pas, et n’effaceront rien. Quelles que soient les impasses et inévitables errances du moment, la crise actuelle a au moins le mérite de mettre en lumière, pour qui veut bien voir, que notre système est au-delà du défectueux : il est mortifère. Il n’appartient qu’à nous, celles et ceux soudainement devenu·es les héro·ïnes essentiel·les à la Nation (celleux qui font tourner le bousin, en fait, quelle surprise!), de prendre la mesure de cette leçon, pour envisager un autre
système et le mettre en place par nous-mêmes. En définitive, soyons sérieux·ses : restons utopiques.
Comme l’écrivait Errico Malatesta, l’anarchie «est l’idéal qui pourrait même ne jamais se réaliser, de même qu’on n’atteint jamais la ligne de l’horizon qui s’éloigne au fur et à mesure qu’on avance vers elle, l’anarchisme est une méthode de vie et de lutte et doit être pratiqué aujourd’hui et toujours, par les anarchistes, dans la limite des possibilités qui varient selon les temps et les circonstances. Il ne s’agit pas de faire l’anarchie aujourd’hui, demain, ou dans dix siècles, mais d’avancer vers l’anarchie aujourd’hui, demain, toujours. Si pour vaincre il faut pendre sur les places publiques, je préfère être vaincu ».

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CS-mai

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