Jules Durand: syndicalisme jaune

Révision Durand (2)

Voici un court texte à propos de l’Affaire Durand. Il est tiré d’un journal « jaune ». Nous reviendrons ultérieurement sur le syndicalisme jaune au travers d’un numéro Hors série du libertaire dans le courant de cette année 2015.

A propos d’un verdict

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 Condamner un homme à la peine de mort est une chose que nous réprouvons surtout lorsque cet homme n’a pas été l’acteur actif du crime.

            Nous considérons donc que le verdict de Rouen est quelque peu injuste, mais nous ne pouvons ne pas songer que le responsable de l’assassinat de Dongé est le mauvais berger qui, intelligent, actif, ayant une réputation « d’homme doux » et justement pour cela-même, a, dans des réunions excité son troupeau à se rendre coupable des pires excès.

Si l’on remonte dans l’affaire Dongé, des effets aux causes et des causes aux responsables, il n’est pas douteux que Durand doit avoir une responsabilité dans le crime odieux qui fut commis.

Ce sont là les inconvénients du métier d’agitateur et de gréviculteur.

Pourtant, la vie humaine n’appartient à personne ; je signe son recours en grâce.

J.B.

                       L’avenir syndical,

Organe des Fédérations professionnelles et des syndicats libres de France.

Samedi 10 Décembre 1910.

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