Il faut davantage de courage pour refuser de se soumettre que pour obéir.

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A chaque jour, son lot de massacres, de viols, de torture…contre le peuple ukrainien. Que croyait-on que Poutine allait faire en faisant la guerre ? La causette aux grands-mères, lire des histoires avant de border les enfants pour qu’ils s’endorment paisiblement, conter fleurette aux Ukrainiennes, taper le carton avec les Ukrainiens…Tout ça, c’est de l’hypocrisie. A chaque guerre, sous toutes les latitudes, la guerre, c’est l’horreur, la pire des choses qui puisse exister sur cette Terre. Voilà pourquoi, il faut empêcher toutes les guerres coûte que coûte. Le travailleur n’a rien à gagner à la guerre. Il y a cent déjà, nos compagnons dénonçaient les guerres, leur cause, le patriotisme, les fabricants d’armes, les infâmes profiteurs :

« Ce n’est pas pour ton pays que tu te bats quand tu pars à la guerre. C’est pour défendre ceux qui te gouvernent, tes dirigeants, tes maîtres capitalistes.

Ni ton pays, ni l’humanité et ni toi, ni la classe à laquelle tu appartiens, le prolétariat, n’avez quoi que ce soit à gagner dans la guerre. Elle ne profite qu’aux grands financiers et aux capitalistes.

La guerre est néfaste pour toi. Elle est néfaste pour les travailleurs. Ils n’ont rien à y gagner et tout à y perdre. Ils ne peuvent même pas en tirer une gloire quelconque, puisque seuls les grands généraux et les maréchaux y sont glorifiés.

Et toi, qu’obtiens-tu de la guerre ? Tu obtiens de vivre dans la boue et dans la crasse, de te faire tirer dessus, gazer, mutiler ou tuer. Voilà ce que les travailleurs obtiennent de la guerre.

La guerre est néfaste pour ton pays, néfaste pour l’humanité ; elle n’est que massacre et destruction. Tout ce que la guerre détruit – des ponts et des ports, des bateaux, des champs et des usines – tout cela devra être reconstruit par la suite. Ce qui veut dire que le peuple sera taxé, directement et indirectement, pour financer ces reconstructions. Puisque, au final, c’est le peuple qui paye tout de sa poche. La guerre est donc néfaste pour lui sur le plan matériel, sans parler de ses effets dévastateurs sur l’humanité en général. Et n’oublie pas que quatre-vingt-dix-neuf pour cent des hommes tués, aveuglés ou mutilés à la guerre font partie des classes laborieuses et sont fils d’ouvriers et d’agriculteurs.

Les guerres modernes ne connaissent pas de victoires, puisque le camp des gagnants y perd presque autant que celui des vaincus. Il y perd même parfois plus…[…]

Il est donc évident que la guerre ne fait qu’alourdir le fardeau des travailleurs, rendre leur labeur plus pénible encore et dégrader leurs conditions de vie, déjà difficiles en temps de paix. Mais il y a un élément de cette société capitaliste pour lequel la guerre est une bonne chose. C’est ce même élément qui transforme la guerre en or, qui s’enrichit grâce à ton « patriotisme » et à ton sens du sacrifice. Cet élément, ce sont les fabricants d’armes, les spéculateurs, les constructeurs de navires de guerre qui le composent. Ou plus simplement, les requins de la finance, de l’industrie et du commerce, les seuls à tirer les bénéfices de la guerre.

La guerre est pour eux une bénédiction, dans tous les sens du terme. Car elle leur sert également à détourner l’attention des masses laborieuses, à leur faire oublier leur quotidien de misère au profit des « hautes sphères de la politique » et la boucherie humaine. Nos gouvernements et nos dirigeants ont souvent tenté d’étouffer des soulèvements populaires et des révolutions en orchestrant des guerres. L’histoire regorge d’exemples de ce type. Bien sûr, la guerre est à double tranchant. Elle peut, en retour, parfois mener des peuples à la révolte.[…]

Autrefois, sous la monarchie absolue, les sujets étaient tout simplement forcés d’obéir aux ordres du roi. Mais ce système était souvent la source de résistances et risquait de voir éclater des rébellions. Aujourd’hui, nos dirigeants ont trouvé des moyens plus sûrs et plus simples d’asservir les populations. Il suffit juste de leur parler en leur faisant croire qu’elles veulent ce que leurs maîtres veulent leur faire faire et que cela est bon pour elles, bon pour le pays, bon pour l’humanité. C’est de cette manière que les classes dirigeantes capitalistes musèlent les beaux et nobles instincts de l’homme pour qu’il fasse leur sale boulot, au mépris du genre humain. » A.B.

La guerre développe-t-elle le courage personnel ? La guerre moderne est synonyme de lâcheté. Il faut davantage de courage pour refuser de se soumettre que pour obéir. L’objecteur de conscience est courageux.

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