Hommage à Clément Méric

Antifascisme

Hommage à Clément Méric

La manifestation en hommage à Clément a rassemblé plusieurs milliers d’antifascistes à Paris cet après-midi.

Olivier, l’un des membres du groupe Action antifasciste Paris-banlieue, auquel appartenait Clément qui a été assassiné par des militants d’extrême droite a indiqué : « Cet assassinat est politique » et « la montée de l’extrême droite actuelle est une réalité, elle n’est pas fantasmée », puis « On a perdu un frère, un ami, un camarade », « un jeune homme qui avait l’avenir devant lui et avait conscience qu’il fallait s’organiser contre la menace fasciste ».

Nous sommes d’accord avec les propos tenus. Mais il va falloir regarder les responsabilités de l’état d’esprit actuel et proposer une alternative crédible avant de se retrouver le couteau sous la gorge ou massacré comme Clément.

Le parti socialiste semble s’exonérer à bon compte de ses responsabilités : chômage croissant, casse des acquis des travailleurs…favorisent tous les ingrédients nécessaires  à une montée de l’extrême droite. La droite ne vaut guère mieux, elle qui a permis avec ses manifs pour tous de donner une visibilité aux fascistes. Sans compter le Front National, dédiabolisé, en embuscade, prêt à utiliser tous les concours…

Pour autant, nous demandons aux militants libertaires de ne pas céder à l’engrenage de la violence qui ne peut servir que nos ennemis.

Nous avons nos armes qui sont celles de la classe ouvrière. C’est en contrant sur le plan social et économique toutes les attaques du patronat et de son bras armé l’Etat que nous pourrons lutter efficacement contre le fascisme dont le terreau est la misère.

C’est en luttant pied à pied dans les entreprises contre les plans de licenciements, contre les fermetures de classes, de suppressions de postes , de casse des services publics que nous pourrons faire valoir nos droits et garder nos libertés.

Nous devons dans les mois à venir permettre la coordination des luttes en cours, organiser une montée à Paris de tous les ouvriers victimes des plans de licenciements ou susceptibles de l’être dans le secteur privé, avec le concours des salariés victimes de plans de licenciements massifs annuels des précaires de l’Education Nationale, ces licenciés invisibles dont on n’entend pas la voix. Il est curieux que l’on soit capable d’organiser des manifestations de masse à Nantes contre l’aéroport NDDL (ce qui est une bonne chose) mais que l’on soit incapable de se coordonner pour une action forte et fédérative dans le cadre de la casse des emplois.

A l’automne, le gouvernement attaquera les régimes de retraites. Si le mouvement ouvrier perd cette bataille, il sera anéanti pour de longues années laissant le champ libre à un régime autoritaire. Le capitalisme fait toujours appel à un régime autoritaire quand il sent un danger potentiel pour ses intérêts…

A nous, militants ouvriers, de créer la surprise.

G.L.J.D.

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