Gilets jaunes: NON aux propositions liberticides du gouvernement Philippe!

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Gilets jaunes: NON aux propositions liberticides du gouvernement Philippe!

Plutôt que d’annoncer une loi anti-cassa sociale, le gouvernement d’Edouard Philippe veut nous pondre une loi liberticide anti-casseurs.

Macron veut finalement s’appuyer sur la proposition de loi déposée par Bruno Retailleau (L.R.) le 14 juin 2018 et adoptée au Sénat, le 23 octobre dernier. Comme quoi, nous avons des politiciens qui travaillent contre nos libertés. Comme quoi aussi, les textes pondus pour lutter contre le terrorisme s’appliqueront contre les citoyens…Mais on connaît la musique de lois votées en catimini ou qui restent lettre-morte quelques années et qui ressurgissent au moment opportun pour le pouvoir.

Le texte de Retailleau prévoit la possibilité d’interdire de manifestation toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public. Avec des raisons de penser que…, c’est la porte ouverte à tous les abus de la police. La police pourra même interdire de manifestation les personnes qui sont en relation de manière régulière avec des individus incitant, facilitant ou participant à la commission de ces mêmes faits (infractions lors de manifestations précédentes…). En clair, vous militez et connaissez des militants qui ont commis un acte délictueux au regard de la justice et on peut vous interdire de manifester. On va bientôt se retrouver parquer dans des stades. Pinochet a fait des émules. La droite LR qui a paru soutenir les gilets jaunes au départ du mouvement  va finalement se ranger derrière Macron pour maintenir l’ordre républicain, celui qui permet aux riches de devenir encore plus riches et aux pauvres de s’appauvrir toujours et encore. Leur République, c’est la République qui reproduit ses élites par esprit de caste. Notre République, c’est la République sociale et universelle. Ces deux républiques sont irréconciliables.

Les interdictions de manifester, c’est la prolongation de l’Etat d’urgence de 2017. Rien ne se perd chez Macron-Philippe. Les mesures d’exceptions peuvent se retourner finalement contre tout citoyen !

Pour toucher au porte-monnaie les manifestants qui oseraient se rebeller contre les forces de l’ordre, Edouard Philippe veut introduire dans le droit, la responsabilité collective. Si de plus, la manifestation n’a pas été déclarée, ce sera bingo pour les finances de l’Etat : casseur-payeur pour tous ceux qui se trouvent à proximité d’une rixe ou qui participent à une manifestation non déclarée et où se déroulent des dégradations. Vous pouvez n’y être pour rien, votre présence suffira à être condamné. De fait la liberté de manifester est menacée.

Les leaders de tout mouvement social seront sanctionnés pour toute manifestation non déclarée…

Macron, Griveaux, Castaner, Philippe et leur clan espèrent que l’opinion publique se désolidarisera des gilets jaunes. Rien n’est moins sûr car en tapant sur les retraités et les lycéens, ce sont la plupart des familles qui sont touchées par la politique anti-sociale du gouvernement. La réponse sécuritaire de Philippe est un aveu de faiblesse et de manque de légitimité. Le mouvement des gilets jaunes n’est pas terminé et laissera des traces, nous y reviendrons. La seule sortie de crise possible, c’est de céder sur la CSG des retraités, l’indexation des retraites sur l’inflation, la hausse du Smic, la hausse généralisée des salaires et minima sociaux. Cela passe aussi par la réintroduction de l’ISF et la fin du CICE.

Les milliers de gardes à vue depuis le mouvement des gilets jaunes ne peuvent être une réponse. L’envoi de l’armée demandée par l’imbécile de Luc Ferry, ancien ministre de l’Education Nationale, non plus pour qui réfléchit un peu.

L’atteinte programmée à nous droits fondamentaux, nos droits individuels de manifester doit être condamnée par un maximum de gens. Gageons que l’intervention d’Edouard Philippe, le 7 janvier 2019, comme celle de Macron, le 31 décembre 2018, sera inopérante et que les manifestants vont reprendre du poil de la bête. Espérons que la convergence des luttes s’effectuera enfin. Sinon, le mouvement social risque de se retrouver avec une sacrée gueule de bois. N’oublions pas que l’extrême droite est aux aguets et en embuscade. La police dont une fraction importante est sympathisante des frontistes, se fait déjà la main sur le peuple…

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