Gagner la bataille du climat, c’est gagner la bataille du changement de système

coquelicot[1]

Il n’y aura pas justice écologique sans  justice sociale et inversement car tout est lié. Partout dans le monde, nous vivons les limites d’un système économique et social globalement insoutenable: destruction de l’environnement, explosion des inégalités, exploitation des hommes, des femmes et dans les pays pauvres, des enfants.

Les individus au pouvoir et les organismes internationaux multiplient les demi-mesures et les déclarations, hors ceux-ci ne font que maintenir les intérêts essentiels des multinationales pollueuses, au détriment des travailleurs, des peuples  et de l’environnement. Le productivisme entraîne un niveau de pollution et de déstabilisation des éco-systèmes de la planète ; allant de pair avec la déstabilisation des communautés humaines. Mais, malgré les preuves toujours plus écrasantes des effets délétères de l’activité anthropique moderne, malgré les multiples appels de la communauté scientifique, malgré la mobilisation croissante des individus notamment les jeunes, la question écologique reste encore accessoire, reléguée au second plan des priorités politiques, du moins dans les faits.

Le combat écologiste est indissociable du combat social : c’est bien un autre modèle de développement, de production, de consommation et de répartition des ressources et des richesses qui est nécessaire.

Les mobilisations ne peuvent plus rester l’œuvre d’une minorité de la population, de grandes manifestations de masse  sont nécessaires. Nous faisons face à une nécessité absolue de changer de modèle, pour préserver la Nature et l’Humanité en son sein. Il est l’heure de choisir notre futur : l’acceptation par le déni et la passivité, ou le refus de la logique de la recherche des plus gros profits possibles par la mobilisation.

« Fin du mois, fin du monde, même combat » : parce que les enjeux écologiques sont intimement liés aux enjeux sociaux, les marches pour le climat sont plus que des manifestations pour une justice climatique, ce sont des manifestations pour la Vie – notre vie.

Les changements climatiques sont déjà visibles et ne vont faire que s’accentuer. Nous ne pouvons faire confiance aux gouvernements influencés par les lobbys et tous ceux qui pensent qu’à l’argent.

Nous ne pouvons faire confiance aux écologistes politiciens. L’exemple type du politicien écologiste, c’est l’actuel ministre de l’écologie en France, Monsieur De Rugy ! Mais nous avons eu d’autres exemples comme Ségolène Royal…L’alternative ne viendra nullement des politiciens mais de l’ensemble de la population. Notre réflexion collective sur les sujets écologiques est importante, nos solutions aussi. Nous avons tardé. Si nous avions mis autant d’argent dans la recherche sur les énergies renouvelables au lieu d’investir dans le nucléaire, nous ne serions pas à la remorque de l’énergie nucléaire qui ne sait comment se débarrasser de ces déchets, à part l’enfouissement, déchets qui se révéleront dangereux, notamment pour les générations futures.

Vendredi 15 mars 2019, des centaines de milliers de jeunes ont manifesté dans le monde pour sauver notre planète, car c’est bien d’une question de survie dont il s’agit. Nier les changements climatiques, ne pas vouloir prendre les mesures pour diminuer la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, c’est faire l’autruche et avoir un raisonnement courtermiste. D’ores et déjà la pollution de l’air tue des dizaines de milliers de personnes en France chaque année et des centaines de milliers dans le monde. Les vagues de chaleur ont aussi des conséquences mortelles. C’est aux citoyens du monde d’imposer la réduction des gaz à effet de serre, aux Communes de favoriser la gestion durable des infrastructures citadines. Ne comptons pas sur les politiciens pour faire à notre place. Ils sont liés aux profiteurs. La protection de notre environnement, la préservation de la biodiversité et des habitats naturels, les circuits-courts pour une agriculture Bio, l’éolien, le solaire (mais pas n’importe comment) ; des mesures sont à prendre d’urgence. Le bio n’est pas l’alpha et l’oméga de la nourriture « verte ». Prenons les confitures fabriquées en France par exemple. Les fraises, les abricots…viennent du Maroc, de la Turquie…et la canne à sucre de Thaïlande ou d’Amérique du Sud. L’empreinte carbone ? Et tous ces magasins Bio qui regorgent de produits provenant d’Espagne, du Pérou, du Mexique…Nous devons réorganiser l’agriculture de proximité et ne plus laisser un pour cent de la population nourrir les 99% restants.

Déjà existent des inégalités économiques criantes aujourd’hui. En laissant la planète se dégrader, nous allons accentuer ces inégalités. Comme pour les paradis fiscaux, les plus riches trouveront toujours un endroit préservé pour leur petite vie de luxe et de pouvoir.

C’est tout de suite que nous devons agir pour créer un monde plus propre et égalitaire. L’égalité économique et sociale, indispensable pour gagner la bataille du climat et celle d’un autre futur.

Patoche (GLJD)

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