Engelmann d’Hayange

Verrerie2

Cœur de Lorraine, cœur de FN ?

L’ancien gauchiste encarté à L.O. puis au N.P.A. aura compris que s’il veut du pouvoir, il lui faut changer d’étiquette. Et comme le F.N. a le vent en poupe, les périodes de crise et de repli militant aidant, le Fabien Engelman, tambour battant, en se faisant élire maire d’Hayange, possède dorénavant une once de pouvoir. Pouvoir qu’il désire exercer lui-même, quitte à égoïner d’anciens co-listiers. Le pouvoir à l’extrême droite ne se partage pas : un seul chef, une seule voix. Fermez vos gueules, le doigt sur la couture, rentrez dans les rangs. Le FN, c’est le parti des injonctions. De l’armée rouge à l’armée brune, c’est toujours le piou-piou qui se fera trouer la peau en première ligne, comme en 14. Les chefs sont devant les caméras mais au front ce sont les planqués de l’arrière.

Cet enchevêtrement de couacs récents avec Da silva Marie et d’histoires a produit une certaine effervescence locale. Tout se mélange : identité et dogme comme points d’orgue. Engelman fait repeindre trois wagonnets de charbonnage en bleu blanc rouge. Ce barbouilleur compte-t-il laminer la mémoire ouvrière des mineurs et métallos ?

Qu’il truque ses comptes de campagne ou pas, on s’en fout, il ne fait que s’acclimater à l’ambiance naturelle et délétère des politiciens de tous poils.

Ton triomphe politique comme celui du Medef, Engelman, tu le dois à l’apathie des travailleurs qui ont subi de lourdes défaites depuis celle des retraites en 2003. Depuis 11 ans, ces défaites se sont traduites par une perte d’acquis, de pouvoir d’achat doublée d’un chômage de masse qui n’engage pas à la révolte. Le FN fait ses choux gras de cette situation au même titre que tous les charognards qui escomptent des suffrages sur le dos du peuple qui zappe électoralement en espérant des jours meilleurs, ce en quoi il se fourre le doigt dans l’œil ! Car l’Emancipation des Travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ou elle ne sera pas. Ni César, ni tribun, ni sauveur suprême ! Aux salariés et chômeurs de prendre leurs affaires en main.

L’enseignement qui découle de cette situation démontre l’impuissance du mouvement ouvrier, divisé aujourd’hui en maintes chapelles syndicales, de changer en quoi que ce soit la situation économique des ouvriers et de lutter avec avantage contre la concentration toujours croissante du capital entre les mains d’une minorité privilégiée et insatiable.

 

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