Enfants en situation de handicap

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Enfants en situation de handicap

Nous avions suivi avec beaucoup d’intérêt le cas d’un enfant autiste scolarisé dans une école de la banlieue havraise et dont l’Inspection académique refusait d’accorder 2H30 supplémentaires à l’AESH de cet enfant sous couvert que l’accompagnante avait un contrat de 15H. Il fallait donc que l’école complète ces 2H30 avec une AVS (en CUI) ayant un contrat de 20H.Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

Un enfant autiste ayant besoin de stabilité, la mère de l’enfant s’est battue avec les enseignants pour obtenir une scolarisation sur la base de 17H30 par semaine avec la même accompagnante d’enfant en situation de handicap.

La DASEN s’est rangée aux arguments des parents d’élèves solidaires en l’occurrence des enfants en situation de handicap. D’autant que durant tout le mois de septembre deux enfants qui jusqu’à présent bénéficiaient d’une AVS les années précédentes ont été scolarisés sans aide. La fin des contrats précédents n’avait pas été anticipée…De plus une enfant de CP ayant une notification CLIS/ULIS-école ne peut prétendre à l’aide d’une AVS sous couvert de son orientation et alors qu’il n’y a plus de place en CLIS…

Comme quoi, la mobilisation des parents et des enseignants s’avère encore payante pour obtenir satisfaction. Mais qu’il va falloir encore batailler pour que tous les problèmes liés au handicap soient pris en compte.

Ainsi, la discrimination vis-à-vis des enfants handicapés n’est pas prête de finir. Nous venons d’apprendre que les AVS en Contrat unique d’insertion ne pouvaient plus accompagner les enfants dont ils ont la charge au côté de l’enseignant durant les classes de découverte avec nuitées. L’administration demande clairement que les parents s’occupent eux-mêmes de leur enfant pendant les séjours de classes de mer, neige, verte…

Cela relève d’une double discrimination. Pénalisation des parents qui devraient prendre des congés sur temps scolaire pour s’occuper de leur gamin ; pénalisation des enfants qui ne sont pas considérés comme les autres et ne peuvent être autonomes de leurs parents.

Les textes viennent de sortir cette année. Plus on demande aux enseignants d’intégrer ou d’inclure des enfants, moins on leur donne de moyens et plus on leur met des bâtons dans les roues…

Si le handicap est reconnu dans les textes, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. D’autres combats seront à mener. Les libertaires du Groupe libertaire Jules Durand prendront leur part dans les futures joutes qui se préparent avec l’Education Nationale.

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