Emmanuel Macron est au social ce que Jean-Marie Le Pen est à l’immigration

Sardinières

Emmanuel Macron est au social ce que Jean-Marie Le Pen est à l’immigration

Avec ses saillies intempestives, du pognon de dingue à tu traverses la rue et tu trouves un travail…, Emmanuel Macron s’essaie au style populiste. En cela, il ne peut incarner le camp des progressistes.

Sur le plan social, le président des riches se dit prêt à éradiquer ou tout au moins combattre « le déterminisme social ». Il continue à proposer des actions qui sont demandées par les associations implantées dans les quartiers dits sensibles. Il ne tient aucunement compte des expériences menées en France ou en Grande-Bretagne par exemple. Sur le plan financier, les budgets, souvent liés à des redéploiements, ne sont pas à la hauteur. Pire, les deux milliards envisagés pour le plan pauvreté sont loin d’être équivalents aux sept milliards de réduction fiscale pour les plus riches en 2018. Monsieur Macron pense que pour sortir de la pauvreté il faut trouver du boulot. Soit, mais la politique menée par son gouvernement a réduit les droits des travailleurs mais elle n’a réduit qu’à la marge la situation du marché de l’emploi. En clair, les travailleurs ont joué perdants-perdants.

Toujours populiste, il demande à ses ministres de ne plus emmerdés les retraités. Mais à quel sujet ? Celui des successions ! Là encore, il entend ne pas bousculer ceux qui ont de l’argent car pour les pauvres, la succession est le cadet de leurs soucis. Un membre du gouvernement indique même qu’il faut expliquer et répéter aux retraités qu’ils sont mis à contribution pour que la vie de leurs descendants s’améliore. Mensonge et hypocrisie que tout cela. Les retraités les plus âgés n’ont-ils pas déjà entendu cette chansonnette après-guerre: retroussez-vous les manches pour reconstruire le pays et vous verrez quand vous serez vieux, ça ira mieux, vos efforts seront récompensés. Et maintenant le gouvernement Macron la leur fait à l’envers. On vous ponctionne mais c’est pour vos descendants. Cyniques et méprisables ces politiciens ! La parole politique n’a plus aucune valeur, c’est ce que les jeunes et les moins jeunes doivent retenir.

La fidèle macronie ne nous parle que rarement des seniors sans emploi ni pension de retraite. Pourquoi ? Parce qu’un tiers d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Avec toutes les incidences que cela comporte sur le plan de la santé. Et surtout avec la réforme des retraites, de nombreux travailleurs/chômeurs basculent dans les minima sociaux et ne bénéficient plus d’indemnisations jusqu’à la liquidation de leurs retraites.

Les chômeurs et les travailleurs n’ont rien à attendre des technocrates de la macronie qui n’envisagent l’humain que sous l’angle de dossiers et d’économies à réaliser.

Goulago (GLJD)

 

 

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