El Khomeri, ça suffit!

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Rappelons que cette loi prévoit entre autres friandises une augmentation généralisée du temps de travail (à salaire égal…), la possibilité pour l’employeur de fractionner le temps de repos quotidien de la salariée, et une aide appréciée aux licenciements
économiques pour les entreprises faisant des bénéfices.
Cependant, l’attaque la plus insidieuse est celle qui touche aux rapports de forces dans les relations du travail. En effet, le code du travail repose sur la reconnaissance du lien de subordination auquel est soumise la travailleuse dans l’entreprise, et de l’ impossibilité pour un simple individu de négocier à égalité avec son patron. En conséquence, le code garantit des droits collectifs égaux sur tout le territoire, ainsi que des conditions minimales
auxquelles aucune autre norme ne peut déroger.
Dans le projet de loi, au contraire, l’accord d’entreprise devient le niveau de droit commun. Il peut donc déroger au Code et lui être moins favorable, notamment en ce qui concerne le
temps de travail. Plus généralement, avec autant de règlements que d’entreprises, c’est la solidarité entre les travailleuses qui est ruinée, tandis que l’ institution de référendums permettrait de contourner la négociation collective, facilitant ainsi les casses à venir.

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