COP 25: supercherie capitaliste

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C’est parti pour le sommet sur le climat de 2019 (COP25) qui se tient en ce moment à Madrid, sous la Présidence chilienne et avec le soutien du gouvernement espagnol.

Encore de la poudre aux yeux car aucun de ces sommets/COP n’a servi à freiner la crise climatique. Les engagements pris par les pays ne sont pas tenus et de nombreux autres continuent à développer des politiques qui menacent la planète. Mais il ne s’agit pas seulement d’analyser quelles politiques pratiquent quels pays plus ou moins hégémoniques dans la géopolitique internationale. Il y a un problème central qui est la cause fondamentale de la crise climatique et que les États ne vont pas poser: le système économique capitaliste.

Un tiers des émissions de carbone sont émises par les grandes entreprises de combustibles fossiles telles que le pétrole, le gaz naturel ou le charbon. Des sociétés telles que Saudi Aramco, Chevron, Gazprom, Exxon Mobil, Iranian Oil Co, BP, etc.  La pollution par ce type d’énergie est intrinsèquement liée à la fois à l’extraction et au traitement du produit, à son utilisation dans l’industrie et les transports et à l’émission finale de différents types de gaz polluants dans l’atmosphère. Ces sociétés sont réparties dans le monde entier et ne constituent donc pas un problème local dans une région spécifique de la planète. C’est un problème international dans les cinq continents. Et beaucoup de ces entreprises résident précisément dans des pays qui ne se conforment pas aux décisions prises lors des sommets. En outre, ces types d’entreprises forment des groupes de pression et des lobbyistes pour forcer les gouvernements à élaborer des politiques qui leur soient avantageuses sur le plan économique.

Et ce ne sont pas uniquement les entreprises classiques d’hydrocarbures et de combustibles fossiles qui polluent. L’utilisation de nouvelles technologies et l’adaptation du travail, de la production et de la consommation à la nouvelle ère numérique vont nécessiter l’exploitation, la transformation et la commercialisation de minéraux tels que le lithium, le vanadium, le béryllium, le germanium, le niobium et d’autres minéraux rares.  Les nouvelles technologies constituent un secteur stratégique de la géopolitique internationale, étant donné que les économies des sociétés développées dépendront des produits dérivés de ces minéraux. En outre, de nombreuses énergies propres pouvant être développées à l’avenir dépendront entièrement de ces minéraux. Pour extraire et exploiter ce type de minerais, des centaines de milliers d’hectares de terres sont dévastés, détruisant des écosystèmes entiers et déplaçant des sociétés, détruisant leurs formes de vie. La dépendance économique des pays développés à l’égard de ce type de minerai nécessitera d’accélérer la dévastation qui se produit déjà sur des continents tels que l’Afrique, l’Amérique ou l’Asie.

Le processus de dégradation du climat n’est pas dû à des causes naturelles, il est intrinsèquement lié au système économique capitaliste. Le processus d’industrialisation depuis le XIXe siècle, l’exploitation de combustibles fossiles, l’exploitation de grandes exploitations minières, ainsi que les grandes entreprises et les gouvernements qui ont tiré profit de l’exploitation de la planète pour surmonter sa capacité de régénération, sont les principaux responsables de la crise de la dégradation actuelle de l’environnement.

En Europe, il y a déjà des conséquences de ce capitalisme, telles que:

Les pluies diminuent jusqu’à la sécheresse puis tombent de manière consécutive et importante jusqu’à gorger la terre en eau qui inonde des zones fragilisées et parfois victimes de la spéculation immobilière qui n’hésite à obtenir des permis de construire dans des zones inondables.

Augmentation de la température: plus de fréquence de jours avec des températures maximales et extrêmes.

Réduction de certains bassins hydrographiques, ce qui a pour conséquence directe la diminution des ressources en eau.

Adaptation plus facile des espèces envahissantes tropicales.

Augmentation des incendies.

Augmentation de la température de l’océan avec pour conséquence directe l’acidification et la modification de la répartition des espèces marines.

La planète a un problème grave, et c’est le capitalisme. Les engagements et certaines politiques qui peuvent être adoptés lors de ce sommet climatique et des suivants ne résoudront pas le problème. Les États continueront à bénéficier aux grandes entreprises et aux grandes industries électriques susmentionnées, comme ce fut le cas par exemple, en Espagne, avec la controversée « taxe sur le soleil ». La COP25 suppose que les changements climatiques sont inévitables. Le système capitaliste a donc tout intérêt à veiller à ce qu’il continue à se développer et à s’adapter aux nouvelles demandes en raison de l’évolution des conditions climatiques.

La planète ne peut être sauvée qu’en modifiant le modèle de production et de consommation pour un modèle socialiste libertaire centré sur les hommes et la planète, et non sur les intérêts géopolitiques des États ou des grandes entreprises multinationales. Nous devons aller vers un modèle économique qui:

-Respecte la nature et la biodiversité.

-Socialise les moyens de production pour vaincre le système capitaliste.

Que les travailleurs gèrent eux-mêmes l’économie et le social à travers des fédérations de production et de consommation. Qu’on mette à contribution de même les Communes afin de fonctionner horizontalement, notamment au niveau des services publics.

Notre modèle économique devra être basé sur la coopération entre les personnes et les sociétés, jamais en concurrence.

Avec un modèle scientifique au service des hommes et de la biodiversité de la planète, pour l’égalité économique et sociale.

Vive le socialisme libertaire – vive l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre.

Ti Jean

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