Conflit dur à la Poste du Havre

On y va

Bras de fer entre syndicats et direction à la Poste au Havre

Deux centres de tri du courrier sont bloqués, l’un depuis plus d’un mois, l’autre depuis quelques semaines.

La pause méridienne ne passe pas !

Les grévistes ne veulent pas d’une pause méridienne entre 12H et 12H45, non-rémunérée et qui entraînerait un allongement de leur journée. En clair les postiers se battent pour éviter une dégradation de leur condition de travail. Le ras-le-bol est palpable, c’est pourquoi le conflit s’enlise et dure. Les postiers en ont assez. Ces derniers avancent quelques arguments bien sentis ; certains courriers ou journaux ne pourraient arriver qu’en milieu d’après-midi. De plus, le midi, c’est la période la plus propice pour remettre des recommandés aux personnes qui rentrent déjeuner chez elles….

Les syndicats SUD, CGT et FO précisent avoir fait « des propositions visant à mettre fin au conflit » et réclament le retour de leur direction à la table des négociations. La direction qui négociera quand les centres seront débloqués. Mais les blocages sont les seules armes des grévistes puisque la direction utilise un centre de « tri postal parallèle »  à Colombelles dans le Calvados pour gérer le courrier du Havre…Qui met de l’huile sur le feu alors ?

Pendant ce temps, les entreprises havraises y vont de leur couplet habituel : on a déjà subi les grèves des dockers lors de la loi travail et maintenant ce sont les postiers ! Le comble de la bêtise, c’est que certains patrons nous parlent des conditions de travail dans les TPE par exemple : pas de treizième mois, pas de Comité d’Entreprise, pas de chèques vacances, pas de RTT, pas d’augmentation de salaire annuelle…

C’est bien pour cela que les libertaires soutiennent les postiers et tous ceux qui mènent des grèves pour tirer les salaires vers le haut et pour défendre le peu qu’il nous reste comme avantages. Dommage que les salariés des TPE ne se regroupent pas pour en faire voir à leurs patrons, souvent de droit divin, et obtenir ce que d’autres ont obtenu par la lutte comme nos anciens pour les congés payés en 1936.

Des camarades nous signalent que pour exaspérer les gens, certains patrons de TPE ne donnent pas de devis urgents à leurs clients pour faire porter la responsabilité de cet état de fait sur les grévistes. Alors que les devis peuvent être envoyés par mail…

En attendant, tenez bon les camaros !

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