Ces prêtres pédophiles

C'est pas elle

Les faits sont clairs et incontestables.

Les abus sexuels sur mineurs par des membres du clergé ont été révélés comme un barrage cédant dans l’espace et le temps dans les paroisses, les écoles, les institutions et les structures de fidélité ancienne et traditionnelle à l’Église.

Et on ne sait pas vraiment jusqu’où le phénomène s’est propagé. Avec douleur et honte, ceux qui ont décidé de dénoncer la violence ont trouvé un mur de silence de la part de ceux qui se présentent théoriquement comme des champions des sans défense. La position du sommet clérical est écrasante: loi du silence, dissimulation, yeux levés vers le ciel et indulgence envers les coupables.

Curés et prélats recyclés, mis un peu en marge ou simplement transférés ailleurs; victimes et familles contraintes de se taire, de l’endurer, de se résigner, parfois après compensation financière notamment aux Etats-Unis. Après l’extension du scandale, la curie romaine est obligée de réagir. La machine de propagande démarre.

On parle de complots laïques, de campagnes de dénigrement, de phénomènes marginaux, de petits pourcentages, de cas de faiblesse momentanée réparatrice…

Des déclarations officielles fantastiques sont faites et communiquées… concentrer les accusations uniquement sur l’Église fausse la perspective, la révolution sexuelle a eu des réflexions négatives même dans des contextes ecclésiastiques. La pédophilie est un phénomène largement répandu dans la société, donc l’Église n’a pas plus de responsabilité que les autres …L’Eglise peut se retrancher derrière les Matzneff de tous temps.

En fin de compte, l’Eglise possède un as dans sa manche: le diable.

Aïe, aïe, aïe! Lorsque Lucifer est impliqué, il s’agit de phénomènes qui transcendent les limites de l’expérience et des connaissances humaines.

Si quelqu’un fait de la merde, c’est à cause d’un démon qui passait, pas à cause des maudits pédophiles ensorcelés; nous sommes devant un script connu. Ce qui compte avant tout, c’est de sauver le prêtre en difficulté qui, par sa conduite, laisse le « coupable » au beau milieu de l’institution; on ne pense pas aux victimes en premier lieu.

Entre les démons et les prières, la hiérarchie ecclésiastique demande et approuve le blâme et les remèdes surnaturels. «La vérité des prélats est très différente de ce que nous vivons», affirment de nombreuses victimes réunies en associations. « Nous sommes marqués à vie par les abus, nous préférons nous définir comme des survivants. » Rester calme et indifférent à tout cela est très difficile.

Silencieux; les autres prélats essaient de pardonner aux victimes…

Nous conseillons à nos lecteurs de relire les différents articles relatifs à la pédophilie massive au sein de l’Eglise et dénoncée par nos soins ainsi que le livre « Sodoma : Enquête au cœur du Vatican », livre de Frédéric Martel. Nous l’avons chroniqué dans notre journal le Libertaire.

Ni dieu Ni maître, ni tribun, ni prophète !

Au-delà de la pédophilie récurrente au sein de l’Eglise depuis des décennies, ce sont les dogmes et les idées non rationnelles qui sont à combattre. Nous ne pouvons enseigner que ce qui est démontré.

 

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