Non à la caporalisation de la société

Fascisme pas mort

A bas la hiérarchie !

Un monde hiérarchisé qui tend vers 1984 bien que nous soyons en 2017. Organisée à la verticale, notre société mécanisée, robotisée, informatisée, ne connaît pas l’égalité mais la hiérarchie. Et la morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. Un conditionnement économique et social capitaliste crée une manière de vivre sous l’égide d’échelles, d’élites, d’édiles, de sélections, de pouvoir et de forces. L’esprit de compétition, de winner s’est installé dans notre monde marchand, celui du profit et de la rentabilité comme objectifs : concentration excessive, militarisme et au bout du compte post-fascisme.

Ce n’est pas le laxisme des politiciens qui favorise les groupes/bandes identitaires, mais cette psychose de la peur entretenue par les pouvoirs successifs en place, de gauche et du droite ou de ni gauche ni droite de Macron. Nous vivons dans une société surinformée d’un point de vue surmédiatisé où les machines à communiquer, certaines chaînes TV en tête, entretiennent de fait l’angoisse des gens. Idem pour les journaux à grand tirage, hormis Le Monde, peut-être. Les bases idéologiques de notre société capitaliste, mais il en est de même pour le capitalisme d’Etat, engendrent la violence. Quant aux déprimés et jugés instables, ce sont des marginalisés en puissance, parce qu’ils ne veulent ou ne supportent pas la société telle qu’elle est.

Les parias de la société demandent des raisons de vivre mais les gardiens de veau d’or veillent sur la défense de la propriété privée. Les jeunes français issus de la troisième génération d’immigrés sont accusés de porter atteinte à la sécurité des braves gens.

Ce qu’il faudrait faire, c’est raser l’univers concentrationnaire d’un faux urbanisme qui génère la violence, toutes sortes de violences. A cet égard, les anarchistes, encore présents dans les quartiers, et ils sont de moins en moins nombreux à y résider, militent en faveur des comités de quartiers, de locataires…seuls aptes à représenter les revendications des habitants.

Pour nous autres, libertaires, l’étatisme aboutit toujours à la mort de l’individu : autorité étatique, subordination sont des pulsions d’assujettissement ; le patron, investi de sa toute puissance, l’appareil judiciaire principalement au service d’une classe et la divinisation du Président de la République relèvent d’une même logique, d’un même mythe.

La connaissance donne le pouvoir et le pouvoir a besoin de la connaissance. La classe technocratique en place est étrangère à ce que nous sommes et faisons. Le personnel politique reproduit le système de répression chaque fois qu’il prend le pouvoir, c’est-à-dire le contrôle des institutions. Une caste dirigeante est remplacée par une autre et ainsi de suite.

C’est pour cela que nous défions tout pouvoir et que nous sommes opposés à toute forme de celui-ci.

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