Le brave Staline et ses partisans

Nous on ne la ferme pas

Il faut bien le reconnaître, les temps changent.

Pour ceux qui ont milité dans les années 1950 et les suivantes, les coups des staliniens pleuvaient sur tous ceux qui remettaient en cause le dogme.Les intellectuels, toujours en mal de reconnaissance, s’en sont donnés à coeur-joie, notamment les universitaires. Que d’écrits d’étudiants orientés par leurs professeurs communistes validant ainsi certaines recherches sur lesquelles s’appuyèrent d’autres chercheurs…huilant un système bloquant toute autre recherche.

Heureusement une nouvelle génération d’historiens n’a plus à subir le poids de l’appareil. Mais quand même , tous ces intellos cautionnant et validant les meurtres de masse du régime stalinien. Les hypocrites diront qu’ils ne savaient pas. Erreur tout le monde était au courant et les libertaires ont crié dans le désert, se sentant bien seuls…Nous reviendrons sur le sujet et dénonceront les errements de certains de ces universitaires qui ont fagocité la recherche et menti tout au long de leur carrière « pour la cause »…

Nous publierons quelques exemples de prose stalinienne de nos grands poètes…notamment Aragon (ce qu’il nous faut c’est un guépéou! et autres florilèges!) mais aussi quelques historiens et politiciens, des gens bien sous tous rapports…

Dix ans après la mort de Staline

             Dix ans après la mort du tyran anti-communiste Staline, il n’est pas mauvais – et pas seulement pour en rire – de se remettre sous les yeux quelques élucubrations datant de 1953 ou 1954.    Cela reste très instructif pour un militant ouvrier. Voici une sélection :

             « Quand Sergeï Mironovitch Kirov est mort, et que son corps a été exposé dans la salle des Colonnes, Staline a pleuré, j’étais à quelques pas, j’ai vu les larmes sur son visage…

            « … La France doit à Staline son existence de nation. Non seulement pour cette victoire que commémore une place de Paris, non seulement pour Stalingrad, victoire du génie militaire de Staline, mais pour tout ce qui a rendu cette victoire possible. Depuis la thèse essentielle qui proclamait la possibilité de bâtir le socialisme dans un seul pays jusqu’à l’affirmation que l’homme est le capital le plus précieux. »

                                                                      Louis ARAGON, prix Staline

                                                                           (Lettres françaises, 12 mars 1953)

            Si maintenant vous vous reportez au rapport de Krouchtchev au XXIIe Congrès (texte intégral dans « l’Humanité » du 31 octobre 1961), vous apprendrez que Staline avait « organisé » le meurtre de Kirov. Il faut donc admettre que Staline pleurait sur sa victime.

                                   « Ô Grand Staline, ô chef des peuples

                                   Toi qui fais naître l’homme

                                   Toi qui fécondes la terre

                                   Toi qui rajeunis les siècles

                                   Toi qui fais fleurir le printemps

                                   Toi qui fais vibrer les cordes musicales

                                   Toi splendeur de mon printemps, toi

                                   Soleil reflété par les milliers de cœurs. »

                                                           Louis ARAGON

                                   (Cahiers du Communisme – mars 1954)

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