Affaire Jules Durand au Havre

Julesdu

Cornille Geeroms, élu secrétaire de l’Union des syndicats du Havre en novembre 1910, est le premier à parler de l’affaire Durand dans le journal de l’U.S.H., Vérités, puis dans La Vie Ouvrière de décembre 1910. Dans cette dernière, il relate cette «  Affaire Dreyfus du pauvre  » de manière très documentée. Le 18 août 1910, commence une grève des charbonniers du Havre, qui revendiquent une augmentation de salaire et s’insurgent contre l’utilisation de la machine Clarke, engin moderne qui supprime de nombreux emplois. Le samedi 10 septembre, Dongé, un chef d’équipe de la Compagnie générale transatlantique, non gréviste, décède des suites de coups reçus lors d’une bagarre d’ivrognes, la veille, sur les quais. Commence alors le long calvaire de Durand, secrétaire du syndicat des charbonniers, accusé d’avoir fomenté cette rixe mortelle et d’être le responsable moral de « cet assassinat », en tant que responsable syndical. Le 25 novembre 1910, Durand est condamné par la cour d’assises de Rouen à la peine de mort, plus précisément : à avoir la tête tranchée. A lire la suite ci-dessous:

Durand

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